12 novembre 2014

Temps de lecture : 2 min

Uber s’est-il fait doubler ?

On a beau valoir 17 milliards de dollars, on n'en reste pas moins attaquable voire même détrônable ! C'est ce qui risque de se passer pour Uber en Inde face à un outsider pour le moins surprenant. Ce nouvel arrivant pourrait démontrer que nul n'est invincible. C'est avant tout le message que la rédaction veut faire passer à tous...

On a beau valoir 17 milliards de dollars, on n’en reste pas moins attaquable voire même détrônable ! C’est ce qui risque de se passer pour Uber en Inde face à un outsider de taille. Ce nouvel arrivant pourrait démontrer que nul n’est invincible. C’est avant tout le message que la rédaction veut faire passer à tous…

Une start-up digitalise l’utilisation des traditionnels rickshaws dans la Silicon Valley de l’Inde. Opérationnel pour l’instant à Bangalore, le  » Uber  » indien du mythique tricycle espère rapidement s’étendre à tout le pays.Bollywood en raffole mais c’est James Bond qui les a fait rentrer dans l’imagerie populaire occidentale le temps d’une course poursuite dantesque dans Octopussy. Ceux qui ont un jour visité le sous-continent sont montés dedans comme s’ils s’installaient sur le siège d’un grand huit, en quête d’une expérience authentique. Mais au-delà de ces attractions d’Epinal, le rickshaw peut-il améliorer le transport urbain du futur ? La start-up indienne mGaadi en est persuadée. « L’utilisation des rickshaws a besoin d’être modernisée dans des villes qui se densifient et qui sont en quête d’un modèle plus durable de développement. Au lieu de changer complètement la manière dont les gens se déplacent en ville et de rendre les rickshaws obsolètes, nous nous contentons de rendre plus efficace et plus pratique un moyen de transport populaire et traditionnel », explique mGaadi sur son site web. Sur le papier, le concept de l’application copie-colle le b.a.-ba des champions nord-américains du VTC (voiture de tourisme avec chauffeur). C’est bien simple, mGaadi est le Uber indien du rickshaw.

Si vous avez déjà utilisé Uber, le mode d’emploi de mGaadi vous semblera très familier. En deux clics sur l’application mobile vous pouvez réserver un rickshaw, après avoir indiqué votre emplacement de départ et le lieu où vous souhaitez être déposé. Le prix de la course est automatiquement débité sur le compte bancaire enregistré au préalable en créant votre profil.

Un enjeu crucial pour le transport urbain du futur

Outre la simplicité de la transaction, la grosse valeur ajoutée de mGaadi réside dans l’amélioration de l’utilisation d’un moyen de transport pas franchement reconnu en Inde pour la qualité de son service. En montant dans un rickshaw conduit par un des 8000 conducteurs de l’application à Bangalore, vous n’aurez aucune mauvaise surprise : le chauffeur ne refusera aucune destination, la conduite sera sobre, aucun supplément ne vous sera demandé et le prix du transport sera clairement indiqué par le taximètre.

« Partout dans le monde les smartphones ont changé la façon dont un client réserve un taxi, mais en Inde l’industrie des rickshaws motorisés n’a pas évolué. En trouver un qui vous transportera en ville n’est pas facile et les chauffeurs sont de plus en plus regardant sur les courses. Avec une application mobile très simple, nous voulons améliorer la vie des passagers et des conducteurs », résume mGaadi sur sa plate-forme digitale. En hébergeant chaque transaction sur son application, la start-up officialise en effet les revenus du chauffeur et lui permet donc de disposer d’une sécurité sociale s’il le souhaite.

Pour bien comprendre l’intérêt de mGaadi et l’enjeu que représente une meilleure utilisation des systèmes de transport dans les mégalopoles, il faut savoir que déjà 340 millions d’Indiens vivent aujourd’hui dans des villes et qu’ils seront 600 millions d’ici 2030. Les trajets quotidiens intra-muros des 87 plus grandes villes du pays se chiffrent actuellement à 482 millions. L’urgence d’une « ville meilleure » comme l’ambitionne la start-up est donc réel !

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA
Source bbc.com

La rédaction

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