29 juin 2011

Temps de lecture : 3 min

Trunk Club: le shopping pensé pour les hommes

Bien mieux qu’un catalogue, moins angoissant qu’une boutique et plus efficace qu’un courriel d’alerte. Trunk Club a mis au point un réseau de distribution digital qui colle pile poil à l’état d’esprit des hommes souvent réfractaires au shopping. Près de 2000 clients adhèrent déjà au concept de cette malle aux vêtements (presque) magique.

Comment éviter la corvée des boutiques tout en découvrant le plaisir de renouveler sa garde robe ou d’être à la pointe de l’élégance? C’est le paradoxe que cette jeune société, lancée en 2009 par Joanna Van Vleck en Oregon, et dirigée depuis 2010 par Brian Spaly -l’un des fondateurs de Bonobos, réputée pour ses pantalons, est en passe de résoudre. Pour tous les hommes passionnés ou non par le shopping, bien sûr! Mais aussi, pour ceux qui ne vivent pas en centre ville ou en quête d’idées.

Comment? Tout simplement avec un service online de conseils assistés, personnalisés, discrets, avisés et créatifs, assuré par des stylistes, doublé d’un processus de distribution pratique, rapide et, nec plus ultra, sans frais ni déplacement.

Il suffit au futur «Brummell» de s’inscrire gratuitement sur le site et de construire son profil. Puis de participer, à son domicile ou sur son lieu de travail, par téléphone, email ou web camera, à un entretien d’une quinzaine de minutes avec un conseiller personnel. Le questionnaire va de l’article préféré à la fréquence ou l’endroit des achats en passant par la taille, le budget ou les couleurs…

Deux jours après, le styliste apporte des suggestions en fonction de l’apparence, de la personnalité du client, de ses préférences ou de l’événement qu’il va vivre. Puis il se charge de trouver la perle rare qu’il s’agisse de vêtements, d’accessoires ou de chaussures dans les marques décontractées et très chics que Trunk Club a référencées en les achetant directement auprès des fournisseurs, comme n’importe quel distributeur. Il ne s’agit ni de fin de séries, ni de soldes mais bel et bien des collections de l’année en cours.

L’occasion pour le client d’évaluer son physique, d’oser un autre style ou une marque inconnue, de jouer avec la mode et pourquoi pas d’introduire une touche de fantaisie à son allure grâce à des marques comme Bed Stu, John Varvatos, Genetic Denim, Jeremy Argyle, Lacoste, Penguin….

Cliquez sur l’image pour accéder au site

La panoplie (qui peut être multiple), une fois sélectionnée, lui est ensuite expédiée gracieusement, dans un coffret via FedEx. Il peut alors faire ses essais et ses choix en toute intimité, seul ou non, avant de retourner -sous 10 jours et grâce à une boîte pré-payée- les articles qui ne lui conviennent pas. Il n’y a pas de minimum d’achats requis par colis, et le shopper peut sur simple appel recevoir une nouvelle malle de tenues ou demander à son conseiller de lui en adresser une régulièrement afin de rester toujours au top des tendances.

Toutefois, son expérience digitale ne s’arrête pas au simple shopping, il peut aussi la partager sur Facebook ou Twitter et offrir des cartes cadeaux à des amis.

A mi chemin entre une boutique de prêt-à-porter new yorkaise très tendance et haut de gamme et une start up de la Silicon Valley, Trunk Club couvre 48 états des USA. Son Stock et son équipe sont centralisés à Chicago au Trunk Club Headquaters. Un espace qui accueille également, sur rendez-vous d’une heure, les hommes souhaitant bénéficier de conseils de vive voix et procéder directement à leur shopping avec la possibilité de se faire livrer, sans supplément.

Au total, Trunk Club compte près de 2000 clients pour un panier moyen allant de 500 à 850$ avec un bon taux de répétition. Certes, ce nouveau service n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais son potentiel est important car il permet à son cœur de cible d’épargner du temps sinon du stress et donc de l’argent. Déjà, Trunk Club table sur un CA de 5M$ pour 2011 et envisage d’ouvrir de nouveaux points relais à Atlanta, Boston, Dallas et San Francisco.

La gent masculine va-t-elle détrôner les femmes sur le podium des fashion victims? Et à quand un Trunk Club en France ?

Florence Berthier

La rédaction

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