27 août 2012

Temps de lecture : 1 min

Trojan remplace le hot-dog par le godemichet

Les fabricants de préservatifs et de jouets sexuels ont toujours su apporter à la pub des campagnes originales et audacieuses. Pour promouvoir son dernier vibromasseur, Trojan Vibration confirme cette tradition créative avec une campagne de street marketing touchant au cœur d’un mythe américain.

Dans la Ville qui ne dort jamais, ils pullulent et symbolisent cet esprit d’entreprise sur lequel les Etats-Unis ont construit leur rêve capitaliste. A New York, les chariots à hot-dog sont une institution et depuis des décennies, les vendeurs ambulants de « Gotham » font leur beurre sur le dos du pain-saucisse le plus célèbre de la planète. C’est à ce mythe de l’American Dream que s’est attaqué Trojan Vibration début août. Comment ? En transformant les fameuses carrioles en « chariots du plaisir » pour distribuer gratuitement les derniers vibromasseurs de la marque.

Si Trojan cherchait à créer le buzz, c’est plus que réussi. Prévue sur quatre heures en deux jours et dans deux rues de New York, l’opération a carrément été interrompue le premier jour par des agents de la mairie, officiellement pour défaut de permis adéquat. Mais entre la frustration des centaines de coquin(e)s qui ont attendu pour rien dans la longue queue et la colère des citoyens sur les réseaux sociaux – dont la page Facebook – Michael Bloomberg, lui-même, a finalement donné l’aval administratif aux chariots du plaisir. Il en aura coûté un peu moins de 3000 euros à Trojan pour pouvoir donner ses 10 000 vibromasseurs – le Tri-Phoria et le Pulse Intimate Massagers – et assurer sa promesse initiale.

Un an après avoir invité le godemichet dans la chambre à coucher des Américaines avec le « Vibe Truck Tour », Trojan Vibration consolide la démocratisation de jouets sexuels désormais vendus chez les géants de la grande distribution comme Walmart, Walgreens, CVS et même Rite Aid.

Aux Etats-Unis, selon le New York Times ce marché a connu une croissance de 23,2% en un an, obligeant Trojan à dépenser quelque 9 millions d’euros en pub en 2011.

Benjamin Adler

La rédaction

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