26 octobre 2020

Temps de lecture : 2 min

Transformer votre vieux vélo en un bolide électrique? Facile!

Ozo, Teebike… Des fabricants français de kit d’électrification commencent enfin à concurrencer les géants chinois. A vous de choisir…

Ozo, Teebike… Des fabricants français de kit d’électrification commencent enfin à concurrencer les géants chinois. A vous de choisir…

Ils se vendent comme des petits pains mais ils coûtent cher, très cher. Les vélos électriques ont la cote en France. En 2019, 388.100 unités ont trouvé preneur dans l’hexagone pour un prix moyen de 1749 euros contre 1585 euros douze mois plus tôt. La croissance des ventes de vélo à assistance électrique atteint les deux chiffres, ce qui a permis au marché du cycle de bondir de 10,1% en un an à 2,33 milliards d’euros. Les vélos électriques ne représentent que 15 % des ventes en volume, mais 45,2 % en valeur. L’Union Sport & Cycle, qui représente la filière du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active estime que le cap symbolique du million de vélos électriques achetés par an pourrait être franchi en 2024 ou en 2025. Pour les amoureux de la pédale sans le sou, des solutions existent pour électrifier son deux-roues à moindre coût.

De 200 à plus de 1000 euros

Plusieurs techniques existent. Moteur couplé au pédalier ou installé dans la roue arrière ou avant. Le choix est vaste. Il existe des kits pour tous les modèles : VTT, vélos de ville ou de route, fatbike, tricyle ou tandem… Tous les modèles ne se ressemblent pas. La plupart sont beaucoup trop lourds. Leurs prix peuvent aller de moins de 200 à plus de 1000 euros. Et les fabricants sont nombreux comme les Chinois Bafang  ou Theebikemotor. Pour trouver la bonne affaire, vous n’avez que l’embarras du site. Kitveloelectrique, LesVelosElectriques ou Ozo : les plateformes sont nombreuses.

Made in France

La société OZO située sur Aix-en-Provence a l’avantage de concevoir et de fabriquer les moteurs et les batteries qu’elle distribue. En forme de marguerite, le moteur Teebike  se visse en quelques secondes sur la roue avant de n’importe quel vélo dont la fourche a un écartement d’au moins dix centimètres (c’est le cas de presque tous les modèles sauf certains vélos de ville). D’un poids de 7,5 kilos, cette jolie petite fleur contient un moteur de 250 watts et une batterie de 315 watts rechargeable en quatre heures qui permet de parcourir 80 kilomètres. Aucun câble ne doit être posé pour la faire fonctionner. Equipée d’un système Bluetooth, cette roue est reliée au smartphone du cycliste grâce à l’application développée par la start-up. Connectée ou non, la Teebike se met en marche dès que le vélo bouge et se base sur les derniers réglages laissés en mémoire. Il suffit d’appuyer sur la touche « cadenas » sur l’écran de son portable pour que la roue se bloque en marche arrière en cas de mouvement ou de manipulation suspects.

Une subvention variable de 100 à 400 euros pour l’achat d’un vélo électrique

De nombreuses communes proposent une subvention variable de 100 à 400 euros pour l’achat d’un vélo électrique quelque soit sa provenance. Mais dans 90% des cas, les modèles électriques sont fabriqués en Chine ce qui a un impact négatif au niveau environnemental. La majorité des aides publiques ne sont pas étendues à l’achat d’un kit de conversion. Actuellement, seules les agglomérations de Paris, Lyon, Toulon et Bordeaux font exception à cette règle. Si vous n’habitez pas dans ces villes, faites pression auprès de vos élus locaux pour qu’ils puissent élargir les conditions d’attribution de leurs aides publiques. On ne sait jamais…

Therin Frédéric

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