17 avril 2013

Temps de lecture : 3 min

The very rich men…

Mardi 8 avril je découvre sur ma page Facebook et avec étonnement le post de Pascal Cubb, le fondateur de l'agence Cübb, annonçant « un game over » qui m’interpelle… Par Gaël Clouzard

Et l’espace d’un instant, j’ai cru à un  » game over  » faisant référence à un bon mot sur Facebook ou à un nouveau produit développé par Cübb… et puis malheureusement pas. Le titre de son post : « The Last Breaking CübbNews : GAME OVER… », annonçait bel et bien la fin de l’agence Cübb : Very Rich Media créée en 2004 et dont le Cyklop, un homme sandwich « augmenté » était le produit emblématique…

Je suis touché. Car premièrement c’est une entreprise de plus qui disparaît dans le landernau des entrepreneurs, et ça on ne peut s’en réjouir… Et puis surtout parce mister Cübb au-delà de son parcours professionnel est une personne qui me donne le sourire dès que je la vois et ça j’avais envie de le dire ! Car il faut bien reconnaitre que dans notre univers d’egos surdimensionnés, croiser en conférence ou autour d’un verre un professionnel un brin excentrique et dont la franchise du sourire ne prête à aucun doute fait plaisir. Donc, après avoir lu attentivement son post « facebookien », qui vous est délivré en dessous dans son intégralité, je me décide le 10 avril dernier à le joindre, et je lui écris ceci :

« Hello Pascal,

Très touché par ton post de lundi concernant ta décision d’arrêter Cübb. Les mots que tu as employés font preuve à la fois d’une grande sincérité, et on je pense une forte valeur sociologique. Ton message permet de faire comprendre comment vivre l’arrêt de son business au travers d’une fierté et d’une forme d’aboutissement.

Je voudrais savoir si tu m’autorises à relayer ce message dans les colonnes d’INfluencia accompagné d’un titre et d’une introduction de ma part. Ton vécu et ton ressenti peuvent servir à d’autres entrepreneurs qui pourraient un jour se retrouver dans une situation similaire. Tu en penses quoi ? »

Il accepte. Car ses écrits correspondent exactement à ce qu’il est, une personne sincère et qui, au travers de son post, exprime sa force et ses convictions. C’est une leçon qu’il donne à tous, aux débutants comme aux anciens, et il me paraissait inconcevable de ne pas publier son « goodbye » que je pense temporaire car il est évident que Pascal Cübb is not dead !

Gaël Clouzard / @G_ael
Rédacteur en chef d’INfluencia

The Very Bad CübbNews : GAME OVER…

Yep ! Après plus de 9 ans de luttes et de combats, avec mes valeureux équipiers, je dois raccrocher les gants.

J’ai beaucoup œuvré, avec passion, pour créer cette entreprise, j’ai tout essayé pour trouver le bon cap, tout donné aussi pour résister, j’ai innové sans cesse, pour toujours avancer, et démontré beaucoup aussi. Réussir à émerger dans un marché en pleine mutation était un challenge de taille, il a fallu éduquer, convaincre pendant des années.

Il faut aussi parfois savoir se rendre devant l’adversité, les difficultés multiples et prendre la décision difficile, celle de s’arrêter faute de moyens pour continuer. Je n’ai pas de regrets, ni de remords, j’ai tout donné, j’ai tout perdu. Telle est la règle pour un entrepreneur .

Je crois toujours avec force en l’avenir du Digital Out Of Home. Cübb a été avant-gardiste, peut-être trop ? La communication dite extérieure reste, selon moi, un espace d’expression en pleine mutation et dotée d’un potentiel de développement extraordinaire pour les années à venir. Le temps est celui des entrepreneurs visionnaires qui prenne le risque d’avancer seul avec leur conviction. Nous devons encore imaginer la communication de demain, s’adapter aux évolutions constantes des nouvelles technologies, des nouveaux supports. La volonté de faire bouger les lignes est le moteur principal, nous sommes tous condamnés à « converger ».

Le rôle essentiel d’un média d’aujourd’hui s’inscrit dans sa capacité à relier les individus. Etre vu, au bon moment, par la bonne personne plutôt que d’être visible par le plus grand nombre, « Fish where the fish are ». De ce point de vue là, on vit vraiment une époque formidable ! Je pense avant tout à ceux qui m’ont accompagné pendant toutes ces années, à ceux qui ont cru en moi, en nous, à toutes ces opérations produites dans une quinzaine de pays dans le monde pour les plus grandes marques. Merci à vous tous.

Ce n’est pas sans émotion que j’écris ces quelques mots… mais j’en ai vécu d’autres et je reviendrai vite, j’ai encore à faire, j’ai plein de projets dans la tête. Ça, on ne me le prendra pas… Avant de rendre les clefs, je me retournerai une dernière fois, en souriant tristement de devoir laisser l’Histoire de Cübb inachevée, mais fier du chemin parcouru et fort de l’expérience vécue.

See(C) you(U) BaBe…

Pascal Cübb

La rédaction

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