18 mai 2011

Temps de lecture : 2 min

The Invisible Dog ou le rêve américain

En octobre 2009, un Français, Lucien Zayan fait le pari un peu fou d'ouvrir The Invisible Dog, un centre d’art installé dans une ancienne usine au cœur de Cobble Hill à Brooklyn à New York et à l'origine du célèbre gadget des années 70. Retour sur sa success story.

Transformer une usine désaffectée en un centre d’art de 1400 m²»: Lucien Zayan éprouve un véritable coup de cœur en découvrant, en décembre 2008, par hasard, lors d’un voyage en tant que touriste, un lieu étonnant désaffecté.

Cet ancien directeur de théâtre et de danse (Théâtre de l’Odéon, Théâtre de la Madeleine…), réussit à contacter le propriétaire et découvre l’incroyable histoire qui se cache derrière ce bâtiment datant du XIXé siècle: «il s’agissait d’une usine qui fabriquait dans les années 70, outre des ceintures, des bijoux et des jouets, les fameuses «Invisible Dog», un accessoire qui consistait en une laisse semi-rigide qui permettait de promener son chien imaginaire.

Elle les vendait entre autres aux Parcs Disney. Mais l’arrêt des commandes de ce client a provoqué une grave crise pour la société qui a fermé ses portes dans les années 90 avec tout ce qu’elles contenaient». Depuis, l’endroit était resté fermé, comme endormi par un coup de baguette magique. Le Marseillais décide alors de monter un projet et le présente au propriétaire qui accepte -en quelques jours- de lui louer les lieux.

Et il se met au travail: «nous avons posé une pancarte « Marché aux puces » sur le trottoir, et commencé à vendre pour un tout petit prix, tout ce qu’on récupérait: les boucles de ceinture, les moules en latex, les pieds de lampes, les machines à coudre, et les meubles industriels », raconte t-il. Il rénove les locaux, aidé bénévolement par des habitants du quartier: «au départ, j’avais refusé leur aide car je ne pouvais pas les payer.

Mais j’ai fini par comprendre que c’était un signe d’intégration et j’ai accepté. C’est ça l’entraide à l’américaine!». Entre temps, il obtient son visa et décide de s’installer définitivement aux Etats-Unis, avec femme et enfants. Son projet: devenir un lieu de rendez-vous culturel incontournable de New York, mi-galerie et centre d’accueil pour artistes, et mi-lieu d’évènements.

Quelques mois plus tard, grâce à un article d’un journaliste du New York Times, intitulé « Le Chien Invisible recommence à aboyer », le lieu commence à attirer. L’Invisible Dog est lancé. Aujourd’hui, c’est un vrai succès: le Français s’auto finance. Au rez-de-chaussée des expositions, au premier étage 20 studios d’artistes loués pendant un an à des peintres, photographes, illustrateurs, et graphistes, de toutes nationalités.

Et tout en haut les quelque 600 m² du troisième étage accueillent des évènements. Pour le rejoindre, un monte-charge transformé en œuvre d’art sur trois étages, que les annonceurs présents lors du voyage organisé à New York par le Club des Annonceurs en partenariat avec Figaromédias ont tous emprunté. Au programme: l’Enfer de Dante (l’enfer, le purgatoire et le paradis) peint par l’Italien, Giuseppe Stampone. Dans la cave, des troupes et spectacles de théâtre peuvent également se produire.

L’Invisible Dog est devenu un endroit incontournable à New York. Un conte de fées urbain, que seule -ou presque- la Grosse Pomme pouvait concrétiser.

Isabelle Musnik

*Photo: OSTACLE exposition par Steven et William. Photo: Simon Courchel pour Invisible Dog

La rédaction

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