14 juin 2012

Temps de lecture : 1 min

Survivre après l’Apocalypse

Certaines innovations donnent froid dans le dos. Aussi brillant et ingénieux soit le dernier né du R&D de l’agence japonaise de design Takram, son Hydrolemic System nous fait entrer dans un roman de science-fiction pour le moins anxiogène.

A la genèse du projet surréaliste mais génial des ingénieurs nippons, une demande ciblée et claire: concevoir une bouteille d’eau à utiliser uniquement après une catastrophe environnementale. Imaginant ce que pourrait être un monde frappé par un accident nucléaire et la montée des eaux, Takram a alors décidé de prendre le problème à l’envers: et si en fait il suffisait de trouver un moyen pour que nos corps aient moins besoin d’eau? C’est de là qu’est né l’Hydrolemic System!

De quoi s’agit-il exactement ? Ni plus ni moins que d’organes artificiels censés réguler la capacité du corps humain à retenir et recycler l’eau dont il a besoin dans un environnement post-catastrophe naturelle et écologique. Pour permettre à l’être humain équipé de l’Hydrolemic System de moins boire que les autres pour survivre (en l’occurrence 0,1 verre par jour) l’agence de design est allée très loin dans ses inventions.

INfluencia en a retenu trois:

le capteur à insérer dans la cavité nasale et qui convertit en eau l’humidité de l’air que nous respirons 
le collier qui transforme la chaleur humaine en électricité et réduit la transpiration 
le concentrateur d’urine ou vessie hydrolemic, équipement microcospique de concentration et de filtration urique
enfin – on garde le meilleur pour la fin – le bouclier placé au terminus de notre système rénal et digestif régulant l’eau qui en sort.

Avec son projet révolutionnaire présenté pour la première fois chez  Fastcoexist digne d’un roman de science fiction, Takram sort de ses compétences originelles, mais a le mérite de mettre en exergue le pouvoir de l’innovation technologique. Si on a le choix, on préfère quand même la bonne vieille bouteille d’eau, à condition qu’elle soit recyclable…

Benjamin Adler

La rédaction

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