8 octobre 2009

Temps de lecture : 1 min

La subversion des images

Plus de 20 ans après « Explosante fixe », l'exposition au Centre Pompidou, « La Subversion des images » questionne les utilisations de la photographie et de l'image animée par les surréalistes.

Plus de 20 ans après « Explosante fixe », l’exposition au Centre Pompidou, « La Subversion des images » questionne les utilisations de la photographie et de l’image animée par les surréalistes.

Une autre exposition sur le surréalisme pourrait-on penser. Mais ici l’approche est différente puisque qu’elle aborde ce mouvement dans sa production photographique et filmographique.
La scénographie est faite de façon pédagogique. Heureusement car les œuvres présentes sont très nombreuses (plus de 350 œuvres) et pas très grandes. Ce qui rend l’exposition difficile à aborder. Le Centre Pompidou a décidé de se concentrer sur une courte période – de 1920 à 1930 – mais de montrer une grande variété de style.
De Man Ray, Hans Bellmer, André Breton à des artistes beaucoup moins connus, cette rétrospective nous montre l’ampleur du mouvement. Que l’on soit fan ou non de ces images d’un autre temps, il est intéressant de voir comment ce qui fascinait la scène artistique de cette époque a peu évolué. La photographie artistique d’aujourd’hui est dans l’empreinte de cette époque. L’art vidéo a du mal à trouver un véritable ancrage. Quel sera le nouveau terrain de la création de demain ?

Cette exposition, qui propose également une série de films et de courts-métrages réalisés par des artistes surréalistes, Luís Buñuel, Man Ray ou Germaine Dulac,  nous ouvre la porte sur de vastes questions ! N’est-ce pas le but du surréalisme ? Comme le disait Arthur Rimbaud : « les surréalistes voulaient « changer la vie ». Mais ils avaient compris que pour changer la vie, il fallait changer la vue.

Mathieu Forestier
White Sky

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