25 mai 2011

Temps de lecture : 1 min

Le string brésilien: une affaire d’état au Brésil

Le Brésil est en passe d’approuver une loi élevant les sous-vêtements au rang de support publicitaire. En 2010, 2,8 milliards de pièces ont été vendues… Un puissant réseau pour un objectif noble : inciter au dépistage des cancers.

Évident mon cher Watson! Quel meilleur endroit qu’un soutien gorge, un slip ou un caleçon pour recommander aux consommateurs d’effectuer des contrôles réguliers, notamment via des radiographies, pour prévenir de cancers comme ceux du sein, de l’utérus et de la prostate? Des cancers réputés guérissables si dépistés à temps. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le gouvernement brésilien sur recommandation et proposition de projet de loi de son congrès.

Un projet de loi qui ne sort pas du chapeau. Il est en effet dans les tuyaux depuis 1999 grâce à Barbosa Neto, député aujourd’hui à la retraite. Mais avant d’être mis en œuvre, il doit recevoir l’agrément de Dilma Rousseff, la présidente du pays.

Le principe est simple, les fabricants de ce secteur auront l’obligation d’afficher sur leur étiquette ou si celle-ci est trop petite, sur leur packaging, des mentions spécifiques recommandant des contrôles systématiques et, insistant sur leur importance de la prévention des cancers. De plus, la lingerie féminine (et seulement elle!) comportera une ligne supplémentaire sur la nécessaire utilisation d’un préservatif. Car c’est bien connu, les séducteurs d’une aventure ne sont que des femmes!

Mais l’affaire n’est pas une anecdote pour les élus du pays. En effet, si les entreprises dérogeaient à cette nouvelle règle, elles seraient passibles de sanctions -bien pires qu’une simple amende- comme l’interdiction de production ou de commercialisation. Plutôt sérieux comme avertissement, car au Brésil, ce secteur concerne 6000 entreprises -comme le leader DuLoren,  la marque locale Lupo ou internationale Valisère- et représente un CA de 3,36 Mds$ pour 2,8 milliards de pièces vendues en 2010! Plutôt puissant et précis comme réseau de communication. Avec l’espoir qu’il soit plus efficace que sur les paquets de cigarettes et les bouteilles d’alcool…

Florence Berthier

Source: adage.com

La rédaction

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