20 septembre 2012

Temps de lecture : 2 min

SportFunder invente le crowdfunding sportif

Depuis trois semaines, une nouvelle plate-forme 100% sport se démarque dans le vaste paysage du crowdfunding. Le néo-zélandais SportFunder est le premier site de finance participative à vouloir récompenser effort et créativité physique. Son fondateur Craig Williamson explique sa vision à INfluencia.

Alors que les sites de crowdfunding se multiplient et gagnent tous en popularité, à l’instar de Kickstarter, Indiegogo ou du néo-zélandais PledgeMe, « aucun n’est entièrement dédié au sport, il y a un gouffre énorme à combler sur ce marché » analyse Craig Williamson, CEO de Surfing Taranaki. Lancé fin août au niveau régional seulement, SportFunder est déjà passé au stade national et va s’étendre à l’Australie, le Canada, les Etats-Unis et le Royaume Uni dans les prochaines semaines. Son ambition ? Aider des particuliers, des écoles ou des clubs à trouver des fonds pour réaliser leurs projets sportifs rêvés.

Chaque généreux mécène peut choisir de financer un projet à hauteur de 6 à 2500 euros au maximum, avec en fonction du montant choisi, un remerciement du quêteur digital. Par exemple, pour le don maximum autorisé, la marathonienne Lisa Tamati – qui cherche de l’argent pour une course à pied de 220 km au Nepal en novembre – s’engage à venir parler à la conférence qu’aura choisie le donateur. Pour 25 euros, il faut se contenter d’un DVD et d’une photo dédicacée.

Là où se démarque SportFunder d’un site de crowdfunding comme Kickstarter, c’est dans la garantie d’encaisser le montant levé. Au terme du délai de la levée de fonds, si la somme ambitionnée n’est pas atteinte, l’initiateur du projet peut quand même récupérer sa mise : le site laisse chaque donateur choisir au préalable s’il veut garantir le versement ou non. Autre différence, la plateforme n’empoche que 5% des gains. « Au final, il s’agit d’aider le sport », se réjouit Craig Williamson. INfluencia l’a rencontré pour en savoir plus.

Craig Williamson

INfluencia : Comment définiriez-vous SportFunder, comme une plateforme de mise en relation ou comme du crowdfunding ?

C. W. : Nous sommes assis entre deux chaises, celle des fonds qu’auront donnés les amis et la famille, et celle des sommes reçues des entreprises. La plate-forme permet aux propriétaires des projets de récolter de l’argent en toute légitimité, et pas seulement auprès de leurs proches. Là, les soutiens peuvent intervenir, qu’il s’agissent de fans de l’événement, du sportif ou simplement du sport en question. Nous n’ambitionnons pas de trouver des sponsorings auprès des entreprises, nous ne sommes pas dans cette catégorie. Nous sommes au milieu, entre les deux.

INfluencia : Quel est votre modèle économique et avez-vous prévu de développer d’autres supports digitaux ?

C. W. : Notre business plan est de faire de SportFunder la plate-forme obligatoire et indispensable pour tout ce qui touche au financement de projets sportifs. Je suis persuadé que nous pouvons faire quelque chose de très grand car il y a un trou à combler. Dans un premier temps, les revenus que nous génèrerons seront réinvestis dans la société pour continuer de développer la plate-forme. Nous sommes aussi en train de travailler sur une application iPhone et Android, nous sommes conscients que la téléphonie mobile représente le futur du digital. Nous sommes enclins à mettre en oeuvre tous les services et les besoins qui sont susceptibles d’aider ceux qui ont un projet à trouver et le financement nécessaire.

Benjamin Adler
Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

La rédaction

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