13 septembre 2018

Temps de lecture : 3 min

Sortez-moi de là…

La société américaine Room a imaginé un bureau en kit pour s’isoler dans les open-spaces. A déconseiller aux amateurs de grand air.

La société américaine Room a imaginé un bureau en kit pour s’isoler dans les open-spaces. A déconseiller aux amateurs de grand air.

Vous êtes claustrophobe ? Les petits espaces vous donnent des sueurs froides ? La solution proposée par Room n’est pas faite pour vous… Cette société new-yorkaise a imaginé un espace de travail à monter soi-même pour les employés qui ne supportent plus le brouhaha des « open spaces ». Pour dire la vérité, cet « espace » en manque plutôt. Cette grosse boîte pas plus grande qu’une cabine téléphonique comprend un petit siège et une minuscule table accrochées à même le mur.

Les salariés bedonnant ou les anciens joueurs de basket ne parviendront pas à rentrer dans ce qui ressemble à un gros cercueil rectangulaire. Et ne confondez pas « getroom » avec « get a room ». La porte vitrée, même si elle est insonorisée, empêche en effet tout batifolage de 5 à 7 au milieu des collègues. Facturée 3495 dollars, la cabine, dont 60% des composants sont fabriqués avec des bouteilles en plastique recyclé, est également un rien dispendieuse pour les habitués des meubles en kit commercialisés par les Suédois. Certaines conversations téléphoniques n’ont, paraît-il, pas de prix. Ce n’est plus le cas avec Room.

Des solutions à la pelle

Avec le développement de la mobilité au travail et la hausse brutale du nombre de salariés indépendants qui sont aujourd’hui plus de 2,8 millions en France, les espaces de travail partagé se multiplient comme des petits pains aux quatre coins de l’hexagone. Entre 2010 et 2016, plus de 390 de ces bureaux ont été créés sur le territoire. En Europe, le nombre de free-lance croît de 15% chaque année et aux Etats-Unis, ils représenteront 40% de la main d’œuvre d’ici 2020, d’après une étude du cabinet Inuit.

Si ces lieux sont souvent conviviaux et permettent aux travailleurs, qu’ils soient indépendants ou non, de ne pas être isolés du matin ou soir derrière leur ordinateur, ils sont aussi bruyants et parfois fatigants. D’où l’idée de créer des solutions plus adaptées aux besoins spécifiques de chaque salarié. Des étudiants de l’école cantonale d’art de Lausanne en Suisse (ECAL) ont ainsi imaginé des espaces dans lesquels les employés et les indépendants peuvent boire un verre, s’isoler, jardiner ou… piquer un somme.

Tentez le Prasarita Padottanasana entre deux réunions

L’entreprise espagnole, Ergon Desk, propose, elle, des bureaux à hauteur ajustable au design plutôt original. Orosound commercialise, pour sa part, des casques anti-bruit qui différencient les sons utiles du bruit ambiant et permettent de choisir ce que l’on souhaite entendre.

Les amateurs de yoga peuvent, de leur coté, travailler dans l’écrin de Kwerk situé rue de la Bienfaisance dans le 8ème arrondissement à Paris. Faire le chien museau, l’Utthita Parsvakonasana ou le Prasarita Padottanasana dans la cabine de Room semble, en revanche, compliqué pour ne pas dire déconseillé.

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In today’s world, finding a private place to think is a challenge. But that doesn’t have to be the case. We designed #RoomOne to give you personal space in the open office. It’s a simple idea that helps you focus on what’s in front of you.✨Where’s your go-to space for concentrating at work? Share with us below!
Une publication partagée par ROOM (@roomnyc) le 1 Juil. 2018 à 7 :40 PDT

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Your new favorite spot in the entire office. Grab a cup and get comfortable. It’s time to be productive. ☕️ . . . #makemoreROOM #RoomOne #officedesign #officephonebooth #phonebooth
Une publication partagée par ROOM (@roomnyc) le 28 Avril 2018 à 8 :48 PDT

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Overseen at @headspace HQ—private spaces for phone calls and video conferences. Our #RoomOne provides an easy way to solve noise pollution in the open office without starting an expensive construction project.
Une publication partagée par ROOM (@roomnyc) le 31 Juil. 2018 à 2 :30 PDT

Therin Frédéric

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