5 février 2020

Temps de lecture : 1 min

Sommes-nous des Narcisse ?

La semaine prochaine des millions de personnes profiteront des vacances de février pour partir à la neige et faire du ski, ou pourquoi pas au soleil. Et on pourrait penser, naïvement, que certains ont choisi par exemple Val Thorens parce que l’enneigement y est excellent, ou au contraire Djerba parce que la mer y est douce. En fait, vous n’y êtes pas, mais alors pas du tout…

La semaine prochaine des millions de personnes profiteront des vacances de février pour partir à la neige et faire du ski, ou pourquoi pas au soleil. Et on pourrait penser, naïvement, que certains ont choisi par exemple Val Thorens parce que l’enneigement y est excellent, ou au contraire Djerba parce que la mer y est douce. En fait, vous n’y êtes pas, mais alors pas du tout…

En réalité, un Français sur deux affirme choisir sa destination en fonction du « potentiel photo » des images posées sur Instagram, facebook et autres réseaux sociaux. Le sondage réalisé pour Homair Vacances par l’institut Opinion Way est une indication parfaite de cette vie digitale qui prend parfois le pas sur la vraie vie. Une vie où tout est « hyper » beau, où l’on publie les photos les plus extraordinaires, où l’on réalise les actions les plus étonnantes et où il faut se regarder sans cesse tel Narcisse s’admirant dans l’eau d’une source. Résultat : les lieux touristiques eux-mêmes et même les guides proposent aux touristes le meilleur point de vue pour prendre LA photo souvenir, celle qui se verra postée sur… Instagram. Et gare au petit village qui n’a pas son coin instagrammable, à terme il ne sera plus visité.

Franchement c’est une triste vie que cette vie digitale. Et puis n’oublions pas le triste sort de Narcisse. A force de se regarder et d’admirer le reflet de son visage, il se laissa mourir de langueur et se transforma peu à peu en fleur… Et comme le disait avec humour Jean Cocteau : « Narcisse s’aima. Pour ce crime les Dieux le changèrent en fleur. Cette fleur donne la migraine et son oignon ne fait même pas pleurer » ¹ .

¹ « Le Grand Ecart », Jean Cocteau

Musnik Isabelle

À lire aussi sur le même thème

Allez plus loin avec Influencia

the good newsletter

LES FORMATIONS INFLUENCIA

les abonnements Influencia