20 mai 2014

Temps de lecture : 1 min

La Sharing Economy s’attaque aux gâchis

L’économie collaborative touche décidément tous les secteurs. Elle lutte désormais contre le gâchis alimentaire. Dans quelques semaines, l’application nord-américaine PareUp permettra aux consommateurs de faire leurs emplettes en piochant dans les excédents invendus des restaurants et des supermarchés. Vivement la même en France !

L’économie collaborative touche décidément tous les secteurs. Elle lutte désormais contre le gâchis alimentaire. Dans quelques semaines, l’application nord-américaine PareUp permettra aux consommateurs de faire leurs emplettes en piochant dans les excédents invendus des restaurants et des supermarchés. Vivement la même en France !

Un chiffre résume l’urgence morale, économique et écologique de la situation. Il a été révélé en février dernier par le ministère de l’agriculture des Etats-Unis : 141 trillions de calories sont gaspillés chaque année outre-Atlantique. Soit 1249 calories par habitant, c’est à dire plus de la moitié du besoin journalier d’un étasunien lambda. Trois ans plus tôt, la FAO avait déjà lancé l’alerte en estimant qu’un tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliards de tonnes, est perdu ou gaspillé. Face à ce défi vital pour la pérennité de Dame nature et de nos civilisations, l’économie collaborative peut apporter des solutions. La preuve avec PareUp.

Conçue comme une market place mobile qui connecte les consommateurs aux restaurants et épiceries, PareUp est une application B2C gratuite qui espère réduire le gâchis alimentaire chez l’Oncle Sam. Lancée cet été en Amérique du Nord, elle a déjà noué des accords avec quelques magasins et chaînes à New York, dont Breads Bakery, Olso Coffee Roasters et PushCart Coffee.

Comme les autres plates-formes de mise en relation, la nouvelle venue prend son pourcentage sur chaque transaction. Et bien évidemment, les excédents alimentaires vendus sur cette market place unique le sont à prix discount. Le consommateur n’a qu’à choisir comme s’il faisait par exemple ses courses sur Good Eggs, le marché en ligne des locavores. Chaque jour, le marchand pourra mettre à jour son inventaire en ligne et y indiquer ses surplus en soldes.

Pour ses trois fondateurs, Margaret Tung, Jason Chen et Anuj Jhunjhunwala, PareUp est synonyme de win-win: les magasins peuvent réduire leur gâchis et leur manque à gagner en vendant des produits qui normalement, ne trouveraient pas preneurs. L’utilisateur lui paye moins cher pour se nourrir et participe en plus à une meilleure protection de la planète. Diminuer ses déchets c’est en effet abaisser son empreinte carbone.

Pour soutenir cette initiative, cliquez sur l’image

Adler Benjamin

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