12 avril 2021

Temps de lecture : 3 min

Sébastien Genty : « beaucoup de cas primés ont une approche très positive, bienveillante »

En mars dernier la troisième édition des CPS Awards a décerné ses pépites d’or, argent et bronze. Des prix qui célèbrent la justesse, l’originalité et la rigueur. Un très beau palmarès, comme le rappelle Sébastien Genty, fondateur du Collectif du Planning Stratégique et Directeur Général en charge des Stratégies, DDB Paris.

INfluencia : que retenir de cette troisième édition ? Avez-vous trouvé beaucoup de pépites ?

Sébastien Genty : il me semble que la première chose à retenir, c’est que le collectif continue d’exister, et que, cette année encore, malgré les difficultés on a réussi à révéler un beau palmarès. L’ensemble des membres fondateurs remercie d’ailleurs très sincèrement les partenaires, les jurys qui ont soutenu par leur présence et leur implication cette nouvelle édition, et bien sûr toutes les agences qui ont présenté des cas cette année.
En tant qu’observateur des débats des jurys, j’ai pu y voir encore plus d’exigence, de sélectivité, et puis de très bonnes discussions, de vrais débats. Au global, il y a un peu moins de pépites que les deux premières années mais dans un tel contexte c’est tout à fait normal, on s’attendait même à ce qu’il y en ait encore moins. C’est une très bonne surprise, c’est peut-être le signe d’une forme de solidité. Et puis quoiqu’il en soit, le principe du prix, c’est de n’avoir aucune obligation de nombres de pépites, c’est le jury qui décide collectivement du nombre et des « couleurs des pépites ».

IN. : quelles tendances avez-vous remarquées ?

S.G. : je ne sais pas si c’est une tendance représentative à un niveau plus global, mais, force est de constater que beaucoup de cas primés ont une approche très positive, bienveillante, qui cherche bien sûr à provoquer une réaction, une émotion, un comportement, une réflexion, mais sans pour autant utiliser une forme de provocation.

IN. : quelles faiblesses avez-vous constatées ? des regrets ?

S.G. : des faiblesses je ne me permettrais pas d’en juger à titre personnel, en revanche un regret sans doute. Cette année encore, malgré la grande ouverture du jury à des disciplines qui vont au-delà de l’exercice publicitaire, il y a finalement encore trop peu de cas design, médias, RP… représentés. Mais bon, on ne désespère pas, ce n’est pas un objectif central en soi, mais c’est sûr que ce serait bien.

IN. : avez-vous le sentiment que le planning s’est transformé et a appris de cette crise ?

S.G. : je pense profondément que les fondamentaux restent les mêmes, et qu’il faut aussi réussir à saisir aussi ce qui ne change pas. Néanmoins, si la distinction entre tactique court terme d’un côté et stratégique long terme de l’autre peut parfois avoir un sens, elle a dans cette période complètement été dépassée.

IN. : quel est le programme pour la suite ?

S.G. : pour cette édition 2021, le but c’est déjà de faire, au-delà de l’annonce du palmarès, une vraie remise des prix, on espère en septembre. Je souhaite également que cette année, on pourra faire ce qui était déjà prévu l’année dernière, c’est-à-dire aller à la rencontre des écoles en partageant le contenu du livre, qui reprend l’ensemble des cas primés. Un livre qui continue d’ailleurs à bien progresser. Un de nos grands plaisirs est de savoir qu’il trouve sa place dans les bibliothèques de plusieurs écoles en France et qu’il est également demandé par des annonceurs. Et puis surtout, on lance le prix 2022, et ça commence maintenant.

3 Or, 4 argent, 5 bronze et une « jeune pépite »

En mars dernier, le jury* du Collectif du Planning Stratégique se réunissait pour juger la justesse, l’originalité, la rigueur des cas de plus de 15 agences, présentés dans le cadre des CPS Awards. Pour la 2ème fois, une « Jeune Pépite » a également été décernée. Ce prix ouvert aux étudiants et réalisé en collaboration avec le Club des Annonceurs a suscité un intérêt encore plus fort cette année puisque 37 cas ont été présentés par des étudiants issus de diverses écoles et universités. Cette année trois membres du Club des Annonceurs : CNP Assurances, EDF & Europcar Mobility Group avaient travaillé spécifiquement une problématique à soumettre aux étudiants pour aiguiser leurs réflexions et rendre concret la reconnaissance de l’apprentissage du métier au sein du marché.

Le palmarès 2021

Pépites d’or

BURGER KING – Confinement (Buzzman)

SÉCURITÉ ROUTIÈRE – Ce qui compte vraiment (DDB)

UNESCO – The next normal (DDB)

Pépites d’argent
AUDI OCCASION – L’âge n’a pas d’importance (Romance)
FDJ EUROMILLIONS – Quel millionnaire serez-vous ? (Romance)
GILLETTE – L’homme dans le miroir (Marcel)
INTERMARCHÉ – Tous unis (Romance)

Pépites de bronze
BACKMARKET – New is old (Marcel)
DECATHLON – Le sport vous manque / Le monde est notre terrain de jeu (Romance)
MANO MANO – Vous pouvez le faire (Marcel)
PIERRE & VACANCES – Télétravail (Rosapark)
PORNHUB – Not my job (BETC)

La Jeune Pépite

LOUIS PETRE sur le cas CNP Assurances – SAUV Lif (A 21 ans, Louis Petre, BTS Communication au Lycée Saint-Exupéry, Marseille).

* Mercedes Erra – BETC , Helene Chaplain – Deloitte , Sylvia Vitale Rotta – Team Créatif Group , Edouard Pacreau – A+P , Stéphane Billiet – We agency , Christophe Lichtenstein – Romance , Jean-François Sacco – Rosapark , Dimitri Guerassimov – VMLY&R , Vincent Reynaud-Lacroze- We are Social, Jean Allary – Artefact , Gabriel Gaultier – Jesus&Gabriel , Laurent Capion – Starcom , Vanessa Vankemmel Sebban – Google , Antoine Gilbert – Twitter , Anne- Sophie Tourtoulou – HEC , Caroline Marti – Celsa , Isabelle Musnik – INfluencia, Clotilde Briard – Les Echos-Le Parisien, Laurence Bordry – Le Club des Annonceurs

Musnik Isabelle

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