19 septembre 2012

Temps de lecture : 2 min

Rootsy : l’anti Facebook ?

Contre-pieds pragmatiques du géant des réseaux sociaux et du partage ramifié, les réseaux satellitaires et réservés aux "très proches" uniquement ont le vent en poupe. Nouveau né sorti du QLabs new-yorkais d’AOL, Rootsy joue la carte de la reconnexion familiale.

Créer un espace digital privé pour partager sa vie avec sa famille seulement : l’ambition de Rootsy est aussi simple que son interface. Lancée en version bêta sous le nom de « when.com » puis rebaptisée avant son débarquement officiel sur le Web, la nouvelle plateforme de QLabs -l’incubateur d’AOL pour les nouvelles technologies- se démarque des concurrents 1000memories, FamilyLeaf et MyHeritage. Comment ? En proposant à l’utilisateur de construire son propre arbre généalogique, digital bien entendu.

En vous inscrivant sur Rootsy, la première chose à faire est d’assembler, tel un puzzle, les branches de l’arbre qui vous servira ensuite de base de partage. A chaque mise à jour de photos, vidéos ou commentaires, chaque membre de la famille présent dans l’arbre sera informé par email, et idem pour les membres plus indirects que peuvent ajouter les proches que vous avez choisis.

« Pour nous, c’est l’aspect le plus intéressant du réseau que propose de construire la plateforme : elle promeut la connexion familiale et permet de reprendre et garder contact avec ceux qu’on a un peu perdus de vue », explique le co-fondateur Cezary Pietrzak à nos confrères de TechCrunch.

Propriété actuelle d’AOL, qui prend en charge son financement, la startup espère rapidement s’enraciner en toute indépendance, avec ses propres revenus. Pour développer sa monétisation, Rootsy envisage notamment de nouer des partenariats avec des services de recherche généalogique, afin que l’utilisateur puisse, moyennant paiement, disposer de l’arbre le plus complet possible. Proposer des produits imprimés comme des albums photos et sceller des partenariats avec des marques – par exemple pour sponsoriser les recettes de cuisine que peuvent partager nos mères et grands-mères – sont deux autres leviers de financement possibles.

« La façon dont est aujourd’hui conçu et utilisé Facebook ne lui permet plus de refléter exactement la réalité de ce que l’utilisateur souhaite partager. Une fois que vous avez des centaines ou milliers d’amis, les moments personnels de votre vie perdent de leur sens. Les gens veulent se créer une image qui renvoie la vérité », commente Pietrzak, toujours dans TechCrunch (que possède aussi AOL). D’où la tendance progressive aux réseaux sociaux de plus en plus restreints et privés comme Path, sur laquelle Rootsy espère surfer. Si les premiers retours sont positifs, une application pour smartphone verra vite le jour. Et comme le site Web, elle sera gratuite.

Benjamin Adler
Rubrique réalisée en partenariat avec HighCo

La rédaction

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