10 décembre 2019

Temps de lecture : 2 min

Rien ne s’oppose au Brexit… ? Burger King si !

À Londres, une publicité pour le whopper de Burger King apposée sur le flanc d'un bus à impériale se moque ouvertement des partisans de la sortie de l’Union européenne. L'humour anglais. INfluencia aime.

À Londres, une publicité pour le whopper de Burger King apposée sur le flanc d’un bus à impériale se moque ouvertement des partisans de la sortie de l’Union européenne. L’humour anglais. INfluencia aime.

Un « gros mensonge », une frite et un Coca Light s’il vous plaît. Le saviez-vous ? En anglais, le mot « Whopper » a deux significations. Il peut qualifier une chose exceptionnellement grosse ou désigner un mensonge extravagant ou gigantesque. Le fondateur de Burger King, James McLamore, a logiquement choisi ce nom lorsqu’il a créé en 1957 son énorme hamburger. Depuis 62 ans, la chaîne américaine de restauration rapide commercialise son « best seller ». En quelques bouchées, une personne affamée peut ingurgiter 629 Kcal, soit le tiers de ses besoins caloriques journaliers. Mais là n’est pas le thème de cet article, n’en déplaise aux critiques de la malbouffe…

Souvenir, souvenir…

Quelques jours à peine avant les élections législatives du jeudi 12 décembre, l’enseigne a décidé de s’immiscer dans la campagne électorale avec une publicité amusante sooooo « british ». Un bus à impériale a été loué pour circuler autour de la Chambre des Communes. Le message inscrit à coté d’une photo du burger le plus populaire de la chaîne était simple : « Un autre Whopper sur le côté de ce bus. Ce doit être une élection… » (« Another Whopper on the side of the bus. It must be an election »). Ce placard a peu de chance de vous faire sourire mais les sujets de sa Majesté ont, eux, tous compris l’allusion de Burger King.
Cette affiche se moque en effet ouvertement de l’autocar que les supporters du Brexit avaient loué durant la campagne pour le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE). Peint lui aussi en rouge, ce véhicule a circulé dans tout le pays avec un message peint sur ses flancs : « Nous envoyons 350 millions de livres sterling à l’UE chaque semaine. Finançons plutôt notre Sécurité Sociale. Voter « quitter ». Reprenons les commandes » (« We send the EU £350 million a week let’s fund our NHS instead. Vote Leave. Let’s take back control »). Ce chiffre choc de 350 millions de livres, répété jour après jour par l’actuel Premier ministre britannique et fidèle partisan du Brexit, Boris Johnson, représente une somme annuelle de 18 milliards de livres.

What a Whopper…

Cette épaisse enveloppe correspondait bien au montant théorique de la contribution britannique au budget de l’UE mais elle ne comprenait pas la « ristourne » de 5 milliards que Margaret Thatcher avait obtenue en 1984 et elle ne tenait pas compte non plus des 4,5 milliards de livres que Londres reçoit de Bruxelles sous formes d’aides communautaires aux régions et aux agriculteurs. Les subventions versées par l’Union à la Grande-Bretagne pour la recherche atteignent, quant à elles, près de 1,5 milliards de livres . La « Perfide Albion » ne verse ainsi à l’UE que 7 milliards de livres par an, soit moins de la moitié de la somme mise en avant par les partisans du Brexit. « What a Whopper », pourrait-on être tenté d’écrire dans la langue de Shakespeare. Comme  de dire qu’un burger est bon pour la santé…

Therin Frédéric

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