14 octobre 2014

Temps de lecture : 3 min

Réveil écologique en Chine : nouveau Graal pour les marques françaises ?

Production de masse, afflux d’automobiles, manque de communication et donc de pédagogie : la superpuissance chinoise est en mal d’air pur. Toutefois une partie de la population voyage peu à peu, s’instruit et commence à porter un regard critique sur les enjeux sociétaux de son propre pays. Décryptage par le bureau de tendances marketing Urban Sublime dont le ebook « Shanghai, nouvel Eldorado pour les marques françaises » montre comment les entreprises peuvent tirer parti de ces évolutions.

Production de masse, afflux d’automobiles, manque de communication et donc de pédagogie : la superpuissance chinoise est en mal d’air pur. Toutefois une partie de la population voyage peu à peu, s’instruit et commence à porter un regard critique sur les enjeux sociétaux de son propre pays. Décryptage par le bureau de tendances marketing Urban Sublime dont le ebook « Shanghai, nouvel Eldorado pour les marques françaises » montre comment les entreprises peuvent tirer parti de ces évolutions.

Avec un développement économique effréné couplé à une urbanisation exacerbée et l’augmentation du niveau de vie général, les chinois prennent peu à peu conscience de leur santé et de l’écologie en général. Le 6 décembre 2013, un pic de 450 microgrammes (PM 2.5) a été atteint à Shanghai, un taux vingt à trente fois supérieur au taux préconisé par l’OMS. Ce pic de pollution n’a fait que renforcer les critiques auprès du gouvernement et des industriels.

La population chinoise commence à avoir écho de ces chiffres qui sortent timidement dans la presse. Selon l’ancien ministre de la Santé Chez Zhu, la pollution tuerait entre 350 et 500 000 Chinois par an, alors que le chercheur Zhong Nanshan affirme que le nombre des cancers du poumon a augmenté de 60 % ces dix dernières années en Chine. Depuis quelques années, les chinois ont tendance à protester pour les cas de dégradation de paysages ou de construction d’entreprises polluantes et parviennent parfois à faire réagir le gouvernement.

Une sensibilité croissante aux produits écologiques

Conséquence de ce réveil des consciences, les consommateurs chinois modifient leur mode de consommation. Ces derniers sont davantage méfiants à l’égard des produits chinois. Des décennies de scandales sanitaires, normes non-respectées, corruption, produits bas de gamme ont engendré une attention particulière aux produits sains et de qualité. Une opportunité pour les marques – notamment étrangères – de faire valoir leur savoir-faire ainsi que leur sensibilité en matière d’écologie.

Le constructeur de véhicules électrique californien Tesla vient de lancer sur le marché chinois le Model S, sa dernière berline de luxe. Un produit qui touche un public sensible à une l’écologie chic et sophistiquée, un argument jugé important aux yeux de la classe aisée chinoise souhaitant se démarquer de la masse. Au dernier salon de Pékin, Peugeot exposait le concept car Exalt Concept : une berline haut de gamme encore à l’état de prototype qui recourt à la technologie hybride. Des stratégies qui tentent de répondre à une sensibilité écologique en très forte croissance.

De nouveaux concepts bios

La fibre écolo transparaît autour des nouveaux modes de consommation chinois, notamment alimentaires. Le label EcoCert est déjà bien établit en Chine. Bon nombres de produits européens disposent de ce label Eco Cert sur leurs packs. Une façon d’éduquer et de rassurer le consommateur chinois. Restos ‘bios’ et juice bars font également fureur à Shanghai. Calqués sur le modèle du juice bar californien, on retrouve les mêmes recettes qui ont fait leur succès mondial: l’alliance d’un merchandising et d’une déco green avec la vente de produits frais et sains.

Petite boutique située au coin de Wukang road, Fancy Fruit se présente comme une marque  » healthy  » fraîche et décalée. Elle propose tous types de jus et communique via une carte de fidélité et des promotions sur l’appli WeChat.

Vers un marketing du « bien-être »

A Shanghai, les locaux et les expatriés expriment de plus en plus leur engouement pour les produits fabriqués à la main (gage de sophistication), et des objets où l’on peut constater le savoir-faire de l’artisan. Ici, les produits naturels et faits main des magasins Regalo +Ecoshop et du Cottage Shop et la vitrine d’un grand magasin axé  » nature « .

Les chinois font plus attention à ce qu’ils mangent, à ce qu’ils consomment mais aussi à leur corps. Le sport devient un mode de vie, voire un mode d’expression. En témoigne cette jeune joggeuse qui porte ses vêtements de sport comme un habit de mode.

Un marché centré sur le bien-être colossal dans lequel les grandes marques telles que Nike ou Adidas se sont déjà bien engouffrées.

Face aux questionnements sans réponses des chinois vis-à-vis de leur exposition à la pollution, les marques donnent aux consommateurs chinois l’opportunité de s’évader à travers un merchandising et des campagnes de communication de plus en plus ‘nature’. Le gouvernement et les marques chinoises laissent malgré elles un vide en terme de sensibilisation écologique facile à combler pour des marques étrangères. Le besoin ainsi que la demande de la part de la population chinoise sont croissantes. Aux marques de saisir cette opportunité sur un marché colossal à conquérir.

Laetitia Faure, @artylaeti, Alex Cortey / @alexcortey , Urban Sublime
Pour se procurer le ebook « Shanghai : nouvel eldorado pour les marques françaises » cliquez ici

La rédaction

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