17 novembre 2015

Temps de lecture : 2 min

 » Réaffirmer les bonnes pratiques de la publicité digitale « 

La publicité en ligne se repense et elle a bien raison ! Après avoir tester moult formats pertinents comme intrusifs, l'IAB entreprend une évolution vers une publicité plus qualitative. Explication du président de l'IAB France David Lacombled

La publicité en ligne se repense, et elle a bien raison ! Après avoir tester moult formats pertinents comme intrusifs, l’IAB entreprend une évolution vers une publicité plus qualitative. Explication du président de l’IAB France David Lacombled

Pour son 11ème colloque annuel au Palais Brogniart, l’ IAB France s’adressera à l’intelligence, d’où son thème : « #So Smart ». Cette journée -le 26 novembre- rassemblera des experts de la data, du mobile, des objets connectés, des smart-cities, du neuromarketing . Au programme : les smart cities; le projet L.E.A.N., les bonnes pratiques à adopter; les nouveaux challenges de la publicité digitale; la data dans tous ses états : search, social, online, offline; comment tirer le meilleur parti de toute l’information disponible; le mobile : une nouvelle ère; le neuromarketing en action; smart profil, smart CV, smart formation… Le président de l’IAB France, David Lacombled, nous en dit un peu plus sur le choix du thème « So smart », sur les temps forts de la manifestation mais aussi sur la montée en puissance des Adblockers…

INfluencia : pourriez-vous nous expliquer le choix de ce thème ?

David Lacombled : dans un monde où les images s’accumulent, nous nous devons de faire le pari de l’intelligence. Les internautes savent parfaitement décrypter les messages. Rien ne saurait leur être caché. Ni de ce qui existe. Ni de ce qui se prépare. Par nature, Internet créée du lien. C’est même le premier geste quand vous arrivez sur le Web. Cliquer sur un lien. C’est comme ouvrir une porte sur le monde. Dans cet univers d’interactions permanentes et de profusion de messages, en tant qu’internaute vous devez savoir immédiatement qui s’exprime. D’un point de vue publicitaire, le colloque de l’IAB est l’occasion de réaffirmer les bonnes pratiques de la publicité digitale pour développer la confiance avec les consommateurs, alors que le digital est désormais présent partout dans tous les actes de la vie : sur son mobile, dans les points de vente, à son domicile comme sur son lieu de travail.

IN : face à la montée des Adblockers, quelles sont les solutions de l’IAB ?

D.L. : face à une situation inédite et radicale, il est important de réagir. La publicité est un des poumons de l’Internet gratuit. D’où l’importance d’associer tous les acteurs de l’écosystème au débat : annonceurs, agences, régies et internautes. Nous devons repenser en profondeur notre manière de faire. Aujourd’hui, l’enjeu est de s’engager pour créer un écosystème viable pour les acteurs du marché et mais surtout qui soit accepté par les consommateurs.

Avec l’IAB USA, nous lançons un nouveau programme dont l’objectif est de contrer la montée en puissance des adblockers. Intitulé L.E.A.N ads («Light, Encrypted, Ad choice supported, Non-invasive ads»), ce programme devra ainsi faire émerger des publicités « légères », « chiffrées », « consenties » et « non intrusives ». L’objectif aujourd’hui sur le marché de la publicité digitale est de réaffirmer les bonnes pratiques et de proposer des publicités créatives, non intrusives et en accord avec leurs centres d’intérêts.

IN : quels sont les nouveaux challenges de la publicité digitale ?

D.L. : désormais, sur Internet, vous êtes à un clic de vous faire adbloquer. En tant que professionnels de la publicité digitale, nous devons donc veiller à proposer une meilleure publicité, moins intrusive. Une publicité qui soit créative et inventive, en accord avec les attentes des internautes. C’est important de réaffirmer les bonnes pratiques, celles que l’IAB a déjà publiées, pour une publicité harmonieuse au bon moment, au bon endroit, à la bonne audience. Il faut lutter contre les messages intrusifs, inopportuns et intempestifs qui dégradent la relation avec les clients.

Raphael Legrand

La rédaction

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