19 avril 2012

Temps de lecture : 1 min

Qui veut sauver l’Hudson River?

Il était une fois un fleuve américain à l’eau aussi pure que celle des monts Adirondack, où il prend sa source. C’est cette origine que l’Hudson River Project espère capter pour sensibiliser le public sur son actuelle pollution.

Classé au 33e rang des 50 cours d’eau les plus pollués des Etats-Unis, le fleuve Hudson a deux particularités: il forme la baie de New York et sépare la Grosse pomme de l’état voisin du New Jersey. A partir de septembre 2012, il en aura une troisième quand il sera au centre de l’Hudson River Project, le nouveau projet de sensibilisation de deux réalisateurs qui n’en sont pas à leur premier coup d’essai.

Après la Tamise en Angleterre, le Britannique James Bowthorpe et l’Américain Antony Crook ont cette fois décidé de mettre en exergue les origines, la beauté et la complexité d’un fleuve aujourd’hui pollué et que contemplent chaque jour des millions de personnes sans vraiment le connaître. Porté par le succès de son film sur la Tamise, qui suit sa descente par Bowthorpe sur une barque construite à la main avec des objets recyclés, le duo va s’attaquer à l’Hudson pendant deux mois.

Connu pour avoir battu le record du tour du monde à vélo en 2009, James Bowthorpe partira début septembre du lac Tear of the Clouds au nord de l’état de New York à bord d’un bateau monoplace, fait uniquement de déchets. Il aura une semaine pour les collecter puis une autre pour construire son embarcation avant de la porter sur son vélo. Il devra pédaler ensuite sur 643 km pour entamer ce voyage pas comme les autres, qui le mènera dans la baie de New York à la fin octobre. Evidemment, Crook sera derrière la caméra et à la photo.

Prévu pour mai 2013, le documentaire peut déjà s’enorgueillir de compter sur le groupe écossais Mogwai pour composer sa bande originale. Quant au teaser interactif, il sera réalisé par Ben Tricklebank, directeur créatif du premier clip interactif du groupe canadien Arcade Fire.

Sur le papier, le projet est séduisant mais coûteux. Pour financer le tiers du budget de 230 000 euros, l’Hudson River Project fait appel au crowdfunding sur Kickstarter, avec une page Facebook et un compte Twitter en relais sociaux.

Benjamin Adler

La rédaction

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