12 septembre 2016

Temps de lecture : 3 min

Quelle est la tolérance de l’internaute pour la pub vidéo en ligne ?

Mieux ciblées, plus interactives et plus courtes ! Voilà ce qu’il faut faire pour une meilleure efficacité publicitaire. Mais pour en arriver là, il va falloir retrousser ses petites manches… Précisions dans l’étude sur la tolérance publicitaire menée par Brightcove…

Mieux ciblées, plus interactives et plus courtes ! Voilà ce qu’il faut faire pour une meilleure efficacité publicitaire. Mais pour en arriver là, il va falloir retrousser ses petites manches… Précisions dans l’étude sur la tolérance publicitaire menée par Brightcove…

Le premier chiffre qui fait mal… Plus de neuf consommateurs européens sur 10 (92 %) s’accordent à dire que la publicité vidéo en ligne telle qu’elle est pratiquée actuellement doit se réinventer afin d’améliorer l’expérience utilisateur : telles sont les conclusions d’une nouvelle enquête menée auprès de 4 000 consommateurs au Royaume-Uni, en France et en Allemagne selon l’étude commandée par Brightcove : The Ad-Verse Consumer : European Video Advertising Tolerances in a Digital Age.

Lorsqu’on leur demande de préciser les reproches qu’ils font à la publicité vidéo, les consommateurs mentionnent le manque de pertinence, le nombre trop élevé de publicités et leur faible qualité. Ces griefs poussent même 67 % d’entre eux à arrêter de regarder le contenu sélectionné.

Parmi les enseignements les plus marquants, l’étude révèle entre autres :

● 73 % des consommateurs ont constaté des problèmes de qualité de diffusion (temps de chargement long, échec du chargement…).

● Plus de la moitié d’entre eux (51 %) se disent agacés par le nombre de publicités vidéo en ligne.

● 74 % ont eu une mauvaise expérience en raison du contenu d’une publicité vidéo.

● Plus d’un tiers (36 %) ne voient rarement, voire jamais, de publicité correspondant à leurs centres d’intérêt.

Bien que de nombreuses personnes interrogées pensent que la diversité (54 %) et la qualité (47 %) des vidéos en ligne se sont améliorées l’an passé, l’ensemble des conclusions de cette étude met en évidence le fait que la publicité vidéo peine à suivre :

● 73 % des sondés estiment que la qualité des publicités vidéo est restée inchangée ou s’est dégradée.

● Presque autant (72%) constatent que la diversité des publicités vidéo est restée inchangée ou s’est dégradée.

● Près d’un quart des personnes interrogées (23 %) affirment que le volume et la fréquence du contenu des publicités vidéo ont empiré.

Si l’on rapproche les conclusions de cette étude et la croissance grandissante de l’adoption des technologies de blocage de publicités, plus connues sous le nom d’ad-blocking, tout semble indiquer que les éditeurs doivent revoir leur approche de la monétisation du contenu vidéo en ligne, au risque de perdre une partie de leur public et des revenus qui vont avec… Cependant, avec 50 % des consommateurs admettant qu’ils ne sont pas prêts à payer pour du contenu vidéo en ligne, quel qu’il soit, le simple passage à un modèle par abonnement ne semble pas être la bonne solution.

Mais contrairement aux idées reçues, deux tiers (66 %) des personnes interrogées disent comprendre et trouver raisonnable que les éditeurs aient recours à la publicité en ligne pour financer le contenu gratuit. Mark Blair, vice-président chez Brightcove pour la région EMEA, explique : « Nous pensons que les internautes ont tout à fait le droit d’éviter les publicités mal ficelées, déplaisantes et intrusives, et en même temps, les entreprises sont elles aussi en droit de vouloir monétiser et promouvoir le contenu dans lequel elles ont investi. La solution au problème est de trouver un juste équilibre, en améliorant l’expérience de l’utilisateur de façon à ce qu’il soit plus enclin à accepter le contenu publicitaire. Le fait que deux tiers des personnes disent comprendre et trouver raisonnable que les éditeurs aient recours à la publicité en ligne pour financer le contenu gratuit devrait constituer un facteur encourageant pour les professionnels. Et comme seul un consommateur sur dix (11 %) dit avoir toujours eu une expérience positive des publicités visionnées, la marge de progression est évidente ! »

Enfin, lorsqu’on leur demande de formuler des suggestions pour améliorer la situation, voici ce que répondent les consommateurs interrogés :

● 57 % souhaiteraient que les publicités vidéo soient plus courtes.

● 41 % voudraient pouvoir avancer rapidement jusqu’à la fin des publicités.

● 21 % souhaiteraient que les publicités vidéo soient mieux ciblées.

● 58 % seraient plus enclins à tolérer les publicités vidéo en ligne si elles étaient interactives.

Découvrez l’intégralité de l’étude ci dessous

Tolérance de la publicité vidéo en ligne publié par INfluencia

Gabrié Marion

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