28 octobre 2009

Temps de lecture : 2 min

Quand la restauration devient mobile

Longtemps relégués au degré zéro des saveurs, les camions de street food, si populaires aux Etats-Unis, connaissent depuis peu une véritable révolution.

Longtemps relégués au degré zéro des saveurs, les camions de street food, si populaires aux Etats-Unis, connaissent depuis peu une véritable révolution.

Si la plupart des grandes villes connaissaient déjà les points de vente mobiles, ceux-ci étaient jusqu’alors dominés par une restauration rapide de piètre qualité. Depuis quelque temps, les camions de restauration sont montés en gamme, avec des formules innovantes et séduisantes. Chefs expérimentés ou nouveaux venus sur ce marché, les food trucks ont le vent en poupe. À New York, Washington, Los Angeles, San Francisco, des entrepreneurs ambitieux et intuitifs créent de nouveaux modèles économiques, changent nos manières d’aborder la nourriture et repensent leur relation aux clients.
En réduisant ses coûts, cette street food mobile permet de développer des offres de qualité, et de proposer une réelle alternative à la restauration classique. Car plutôt que de les faire venir à eux et de les immobiliser sur place, c’est l’offre de produits et service qui se déplace. Et la technologie des réseaux sociaux permet la localisation immédiate des enseignes, une illustration de la spontanéité et de la mobilité permises par l’âge digital.

Le camion Kogi déplace ses spécialités fusion mexicano-coréennes dans tout Los Angeles. Pour les trouver, les clients doivent suivre Kogi sur Twitter (plus de 46 000 suiveurs aujourd’hui). Dans les rues de Washington, c’est une cuisine bistronomique que l’on retrouve chez Skillet, tandis que RoliRoti fait circuler sa rôtissoire dans toute la baie de San Francisco.

Du côté du sucré, c’est également une déferlante d’offres plus alléchantes les unes que les autres : le chariot de Crème Brûlée, créé à San Francisco au début du mois d’août 2009, a déjà attiré plus de 8 000 personnes sur son Twitt, ainsi informées précisément du lieu de vente et des parfums au menu. Le Treats Truck fait circuler ses deux camions dans la grosse pomme et ses environs pour vendre cookies, brownies et autres gourmandises. La société Van Leeuwen Artisan Ice Cream, elle, ne vend que des glaces dans son camion parcourant les rues de Soho. Et elle y ajoute une dimension éco-responsable : ingrédients locaux, récipients recyclables, et don de 1% de ses bénéfices à l’association Wildlife Direct. Sans oublier Wafels & Dinges et ses « bonnes choses belges » ou DessertTruck et sa devise « Just really good desserts », qui fournit ses clients de pannacota à la badiane, poires caramélisée et toasts de brioche au nutella, et de pudding au chocolat tiède et crème infusée… au bacon.

Là où les prix de l’immobilier seraient normalement prohibitifs, ces concepts de points de vente mobiles permettent à des entreprises centrées sur des offres haut de gamme de pénétrer un marché très compétitif, en redonnant un grand coup de frais à la restauration de rue.

Alexia Soyeux
Création Conseil Dessert

Camion Kogi, reportage du Los Angeles Times

Camion RoliRoti

 

La rédaction

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