3 décembre 2014

Temps de lecture : 2 min

Quand la presse B to B fait sa pub

La créativité humoristique et parodique n’est plus l’apanage de la pub B2C, le B2B joue aussi cette carte très tendance aux Etats-Unis. La preuve avec la web-série née de l’union entre Dissolve et AdWeak.

La créativité humoristique et parodique n’est plus l’apanage de la pub B2C, le B2B joue aussi cette carte très tendance aux Etats-Unis. La preuve avec la web-série née de l’union entre Dissolve et AdWeak.

La pub B2B trop austère, formelle et surtout en manque de moyen, idée reçue erronée ou stéréotype justifié ? Chacun aura son opinion et la question mérite un vrai débat. Toujours est-il que depuis un mois, Dissolve donne une leçon de créativité au B2C avec sa web-série parodique Advertising Insider, un délice d’humour caustique et punchy. Ce porteur digital de fausses nouvelles est surtout le seul contenu vidéo désormais régulier à se moquer aussi cyniquement de l’industrie de la pub. Elle en avait bien besoin !

Le mois dernier, le média parodique AdWeak -lancé en 2001 mais dont le site web n’est plus mis à jour depuis 2005- annonçait son partenariat avec Dissolve, spécialiste nord-américain du stockage et de la vente d’images, pour beaucoup génériques. C’est de cette union que naissait Advertising Insider, qui vient de diffuser deux nouveaux épisodes de 90 secondes (voir ci-dessous). Comme pour la première vidéo, le concept du pastiche est amusant : utiliser les archives de Dissolve pour mettre en image les tweets postés par AdWeak, resté actif uniquement sur Twitter.

Une nouvelle arme pour le B2B ?

Le résultat, vous vous en doutez, est efficace : des punchlines fortes et drôles dans le style de la référence nord-américaine The Onion, qui chez nous a inspiré Le Gorafi; une voix off très clichée façon « breaking news » sur CNN ou BFM TV; des images de fond a priori anodines mais qui offrent une scénographie appropriée. Pour Dissolve, ce pari pas franchement risqué mais tout de même osé lui permet de mettre son fond de commerce en valeur avec humour et originalité. Son message sous jacent est limpide : si Advertising Insider trouve son bonheur dans nos stocks d’archives, n’importe qui peut aussi !

Comme le démontrent les succès médiatiques et populaires de Weekend Update du Saturday Night Live, le Onion News Network ou le cultissime Colbert Report sur Comedy Central, la fausse info parodique et cynique a la vanne en poupe aux Etats-Unis. C’est même désormais suranné d’encenser une marque, autant laisser la place à une communication au rabais ! Avec de l’humour, du cynisme, de l’audace et de la créativité.

En aout dernier, INfluencia s’intéressait au cas d’école marketing de Droga 5 et Newcastle Brown Ale. Deux mois plus tard, Lee Casanell, le fondateur du compte Twitter satirique @Studioexec1 et actuellement éditeur chez We Are social Londres, nous expliquait, en dehors de l’anonymat et de l’anarchie, le potentiel de ce mode de conversation pour les professionnels et les marques. Dissolve importe la recette dans le B2B et bien lui en prend !

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

Advertising Insider

La rédaction

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