22 juin 2016

Temps de lecture : 5 min

Quand Oracle France se met en mode start-up

Avec Digital mission, le spécialiste de l'IT fait vivre à ses collaborateurs et son écosystème une expérience de révolution digitale pour pouvoir mieux la décoder et l’incarner sur le marché. Une initiative de management de l’intérieur qui veut montrer qu’un « gros » groupe peut être aussi agile et dynamique qu’une start-up. Il suffit juste de s’en donner les moyens humains et opérationnels. Question de développement et de survie.

Avec Digital mission, le spécialiste de l’IT fait vivre à ses collaborateurs et son écosystème une expérience de révolution digitale pour pouvoir mieux la décoder et l’incarner sur le marché. Une initiative de management de l’intérieur qui veut montrer qu’un « gros » groupe peut être aussi agile et dynamique qu’une start-up. Il suffit juste de s’en donner les moyens humains et opérationnels. Question de développement et de survie.

Parfaitement gérer la transformation numérique pour se développer et accompagner la digitalisation des échanges à l’interne ne sont pas toujours des tâches aisées pour les entreprises de grande taille comme le soulignait l’étude récemment analysée par INfluencia. Celles-ci préférant puiser à l’extérieur via des achats ou des prises de participation dans ces nouveaux savoir-faire. Fort de ce constat, Oracle France a pris le taureau par les cornes pour entrer concrètement dans le vif du sujet et faire que ce passage obligé ne soit plus ni craint ni mal vécu par les équipes. Comment ? Tout simplement grâce à une initiative RH d’envergure qui a embarqué 400 participants dont 270 de ses collaborateurs en mode start-up pendant 36 heures, ces 22 et 23 juin.

270 collaborateurs en mission pour 36 heures coachés par des start-up

Le concept ? Après présentation en une minute des 27 idées devant 500 personnes pour « inventer demain » -également retransmises sur Périscope- leurs auteurs ont été soumis à un premier vote du public. Puis dans la foulée, ces derniers ont constitué une équipe pour mener leur projet de bout en bout. Avant de le soumettre sous la forme de leur choix (appli, vidéo, objet, entreprise…) à un jury de professionnels composé de Philippe Herbert de Banexiventures (VC), Samatha Jerusalmy de Elaia Partners (VC), de Maximilien Bacot de Breega Capital (VC), de Pierre-Edouard Bérion de ID Invest (VC), de Jérôme Masurel de 50 Partners (incubateur) et de Laurent Ollivier de Aressy. Et peut-être décrocher le haut du podium de ce concours dont c’est la première édition. Une vraie compétition donc, mais avec deux particularités de taille, car Oracle France entend démontrer qu’il est possible d’apporter le même dynamisme et la même agilité au sein des grands groupes exactement comme le font les jeunes pousses. Pourvu qu’ils sachent puiser dans leurs ressources (créativité, potentiel, interactivité, ingéniosité…) pour modifier leur stratégie et accompagner leur personnel. Et pas seulement compter sur l’innovation des start-up qu’ils financent pour survivre et se développer.

Résultat, si ce spécialiste de l’IT s’appuie bien sûr sur son savoir-faire technique, il inverse les rôles en sollicitant l’aide de son vivier de start-up pour guider les compétiteurs. Ainsi plus de 40 coachs indépendants ou issus d’agences digitales ou de start-up comme Swapcard et Workshop it, ont été à ses côtés pendant ces deux jours. De plus, souhaitant que cette expérience baptisée, #DigitalMission, profite à tout son écosystème, partenaires et clients ont été conviés soit en tant qu’acteurs soit en tant qu’observateurs. Enfin pour que son rayonnement ne soit pas confiné à son seul QG à Colombes, tout est relayé sur ses réseaux sociaux et sur le site spécialement dédié.

27 idées pitchées devant 500 personnes

L’occasion de jouer les mentors, de « partager en toute transparence » et de démontrer par l’action son hypothèse de départ : « Dans ce nouveau monde, ce ne sont plus les Gros qui mangent les Petits, mais les plus Rapides qui mangent les plus Lents ». Dominique Van Deth, directeur de la Responsabilité Sociale chez Oracle France, raconte cette expérience de Ressources Humaines immersive qui déjà pourrait s’exporter dans d’autres filiales à l’international.

INfluencia : Digital Mission répond à quels objectifs ?

Dominique Van Deth : cette expérience, menée en co-création avec BrainsWatt,  entre dans le processus de transformation d’Oracle. Après des sessions d’information sur ce sujet, il était important d’aller un cran plus loin car d’une part dans ce nouveau monde, la vitesse, la créativité, l’adaptation et l’audace sont devenues des qualités indispensables non seulement pour la survie des entreprises, mais également pour leur développement. Et d’autre part pour mobiliser nos collaborateurs autour d’une expérience concrète et active. Afin qu’ils intègrent parfaitement les enjeux et qu’ils aient conscience de l’importance de leur implication et de leur potentiel pour les relever.  Au-delà de déboucher sur des projets concrets à l’issue des 36 heures, l’idée est plutôt de leur faire vivre une expérience intense sur un temps court qui libère leur créativité, leur potentiel, leur intelligence. Et qui incite à aller vite, à échanger, à découvrir d’autres services, à transférer leur savoir-faire et à présenter leur projet. C’est sérieux mais c’est un vrai jeu de rôle qui peut même les inciter à créer une entreprise qui n’a rien à voir avec leur métier. C’est une invitation à sortir de son domaine de compétences et à regarder ailleurs. Et c’est une vraie valeur ajoutée pour l’entreprise et pour eux en tant qu’experts de s’ajuster et d’adopter ces technologies de rupture.

IN : vous impliquez des acteurs externes en plus de vos collaborateurs, pourquoi ?

D.V.D. : c’est à la fois une expérience de révolution digitale et de management ouvert. Tout son esprit est de dire, il faut lâcher les chevaux et on est là pour vous aider, pour vous faire vivre une expérience qui va vous permettre d’acquérir des nouvelles habitudes, et que vous pourrez facilement transposer dans votre travail au quotidien. D’ailleurs, le succès est déjà au rendez-vous, avec 500 inscrits dont 270 participants, 80 observateurs, 40 coachs externes ou internes et 27 idées pitchées. Un vrai programme qui a suscité un vrai engouement depuis deux mois et qui va amener les équipes finalistes à parfaitement aborder le grand oral qu’elles devront soutenir devant un jury composé de Clients, de partenaires et de VC. Chacune devra convaincre pour remporter le Grand Prix, mais il y a d’autres catégories qui seront récompensées comme le prix de « L’entreprenariat », le prix de « L’intraprenariat » et le prix « Responsable ». Un prix du public sera également décerner en fonction du nombre de like reçu par chaque projet. 

IN : cette initiative de management qui a son propre site, est largement partagée sur tous vos réseaux sociaux, dans quel but ? Aura-t-elle une suite ?

D.V.D : en effet, outre nos collaborateurs nous avons mobilisé tous nos canaux digitaux de Facebook à Linkedin en passant par Périscope et Twitter. Nous avons même crée le #DigitalMission pour que l’événement profite à tout notre écosystème. Certains de nos clients se posent les mêmes questions. Nous voulons leur montrer nos solutions pour qu’à leur tour ils osent. D’ailleurs, pendant toute l’épreuve on peut rencontrer les équipes, dans leur QG. De même, on peut immortaliser son humeur ou son témoignage dans la Secret Digital Room. Nous voulions aussi que l’événement soit suivi par tous à l’interne et dans les filiales à l’international où nous comptons bien que quelques idées soient reprises.

Berthier Florence

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