6 novembre 2013

Temps de lecture : 1 min

Quand des fantômes font de la prévention routière

L’alcool, les SMS ou la vitesse peuvent être fatals au volant. On le sait. Mais quand ce sont les morts qui nous le disent, ça prend une autre dimension.

« Je tremblais, c’était vraiment spécial », « ça fait réfléchir, vraiment » : voilà quelques-unes des réactions d’élèves, après qu’un fantôme est apparu, face à eux, dans le miroir des toilettes de leur école. Un jeune, comme eux, victime d’un accident de la route, à cause d’un petit texto, d’un verre de trop, ou d’une vitesse excessive.

Pourtant, Marina, 20 ans, Samuel, 18 ans et Maxime, 22 ans, ne conduisaient pas au moment du drame. Ils étaient simples passagers. Alors, ils n’ont rien osé dire. Ce sont ces passagers muets que la Société de l’assurance automobile du Québec a voulu viser avec l’aide de son agence locale, lg2. Une campagne pour rompre le silence, installée dans 22 Cégeps (comprenez, « collèges d’enseignement général et professionnel ») de la province, depuis le 22 octobre et jusqu’au 22 novembre.

Un site dédié a également été mis en place, avec les témoignages intégraux de chacun des fantômes, des informations complémentaires, et des vignettes de prévention à partager sur les réseaux sociaux, intitulées « propagez les 4 vérités », qui utilisent les codes des jeunes en détournant des images qui avaient fait le buzz sur le Net. On en rirait presque d’ailleurs, si seulement l’issue, elle, ne faisait pas pleurer.

Dyssia Hayat
Rubrique réalisée en partenariat avec ACT Responsible

La rédaction

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