26 septembre 2012

Temps de lecture : 3 min

Quand des dinosaures innovent

A l'image des vieilles pop-stars qui s'accrochent et tentent tant bien que mal de rester dans l'air du temps, de nombreuses activités, bien qu'ancrées dans notre imaginaire comme immuables, statiques et vieillissantes, font leur possible pour se redonner une deuxième, voire une troisième jeunesse. Quelques exemples.

Même les secteurs traditionnellement réputés les plus frileux en matière d’innovation s’y mettent ! De nouvelles formes de banques, de nouveaux types de loueurs de voitures et de nouvelles sortes de rasoirs jetables viennent tout juste d’émerger ces derniers mois. Il est encore trop tôt pour dire si l’ensemble de ces nouveautés seront viables sur le long terme, mais en tout cas elles ont su, chacune à leur façon, attirer le regard de bien des curieux…

Quand les banques se rachètent un capital sympathie en conjuguant proximité et développement durable

Ces derniers mois rien qu’en France, on a dénombré la naissance d’une dizaine de nouvelles entreprises à vocation bancaire, qui jouent sur le filon de la solidarité et du networking, déjà expérimenté dans certains pays en voie de développement  :

Des entreprises comme Wiseed et Anaxago sont devenues de véritables plateformes de mise en relation entre jeunes entreprises et particuliers afin que ces derniers puissent financer les premières. Elles appliquent ainsi le principe du crowdfunding au service du capital-risque.
Bankeez et Leetchi se sont spécialisées dans la collecte d’argent pour des groupes de particuliers ou d’associations. Elles proposent ainsi de remplacer les traditionnelles « enveloppes » de pots de départ, de mariages ou de collectes par l’ouverture d’un compte en ligne.
Prêt d’Union et Friendsclear permettent la rémunération à hauteur de 1 à 4,5% de généreux investisseurs particuliers qui acceptent de prêter de l’argent à des start-ups à la recherche de petits montants. Elles appliquent ainsi le système du « peer-to-peer » déjà largement démocratisé par exemple sur internet.
Babyloan, Ulule, Kiva et KissKissBankBank permettent la création de nouveaux spectacles, de films, voire d’entreprises grâce à des dons ou des promesses d’achats de particuliers qui reçoivent en contrepartie de leur engagement des cadeaux de nature diverse et variée.
Capital Koala  propose quant à elle la mise en place d’un système de reversement d’argent sur un compte bancaire au profit de vos enfants à chaque fois que vous effectuez un achat auprès de sites marchands partenaires.

Là où les loueurs de voitures enfoncent encore plus le clou du partage

Les loueurs d’automobiles surfent déjà depuis longtemps sur la vague du respect de l’environnement et des économies en affichant le fait que, grâce à eux, on ne dépense de l’argent (et du pétrole) dans son automobile que lorsque l’on en a vraiment besoin. Des systèmes de location à l’heure et par abonnement sont même apparus sur le marché ces dernières années. Mais récemment, plusieurs entrepreneurs sont allés encore plus loin en mettant au point des systèmes de location de véhicules entre particuliers.

Le système est simple (mais encore fallait-il y penser …) : il consiste à offrir la possibilité à des particuliers propriétaires de voitures de les louer – à un tarif qu’ils définissent la plupart du temps eux-mêmes – à d’autres particuliers qui souhaitent pouvoir disposer d’un moyen de transport pour la journée ou l’heure qui vient. En gros, ces entreprises nous offrent la possibilité de pouvoir utiliser la voiture de son voisin lorsque celui-ci n’en a pas besoin…

Les leaders de ce marché qui semble attirer de plus en plus de convoitises sont à ce jour Voiturelib, Une Voiture à louer et Buzzcar.

Quand le rasage ancestral s’offre une cure de jouvence

Nous connaissons tous les célèbres marques de rasoirs mécaniques qui nous font « rêver » depuis des décennies avec leurs rajouts de lames successives pour raser, année après année, encore plus près, plus vite et plus confortablement…

Oui, mais voilà, il a fallu ces derniers temps que les entreprises qui se cachent derrière ces marques, parfois centenaires maintenant, se creusent les méninges. En effet, elle doivent faire face à un phénomène irrémédiable qui semble aller beaucoup plus loin qu’une simple mode : l’Homme moderne ne se rase plus. Ou tout du moins, il se rase moins qu’avant. Les barbes de 3 jours plus ou moins travaillées et personnalisées sont à présent visibles partout. Même les banquiers et les hommes politiques n’hésitent plus à exhiber leurs poils…

Fort de ce constat, Gillette a mis sur le marché cet été un rasoir hybride manuel / électrique qui peut tout autant raser de près certaines parties du visage, et tailler une barbe naissante ailleurs. La marque du groupe Procter & Gamble applique ainsi à la lettre le principe qui dit que lorsque le volume des ventes baisse il faut bien le compenser par la vente de produits plus sophistiqués et plus chers… Gageons que d’autres ne tarderont pas à prendre le pas.

Thierry Guichard, Installateur de Différenciation
Blog professionnel

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