8 septembre 2010

Temps de lecture : 1 min

La pub prise en otage à Toronto

L’affichage sauvage serait-il devenu trop banal? Un collectif de graphistes s’invite sur les réseaux d’affichage pour faire parler de lui. Vraie tendance ou opération isolée?

L’affichage sauvage serait-il devenu trop banal? Un collectif de graphistes s’invite sur les réseaux d’affichage pour faire parler de lui. Vraie tendance ou opération isolée?

Marcher sur le territoire des marques n’est pas chose aisée surtout quand ses moyens financiers sont faibles. C’est dans ces moments là que les idées peuvent sauver les meubles.
Un groupe d’artistes réunis sous l’égide de TOSAT* s’est emparé d’un quartier de la ville de Toronto. L’invasion visait le réseau d’affichage tenu par les grands groupes (CBS, Pattison & Astral) placé dans le périmètre d’action, une rue principale de la ville canadienne.

Plus d’une soixantaine de panneaux ont été détournés de leur but et relookés avec des créations d’artistes locaux et internationaux. Une opération menée comme un vrai commando. Certaines personnes avaient pour mission en pleine nuit d’ouvrir les portes et les glaces de panneaux pour remplacer les vraies annonces par le travail des artistes. Les réalisations à base de collage, peinture et pastiches de vraies pubs ont donc rhabillé cette grande artère de la capitale économique du Canada.

Cette guérilla a été organisée par l’artiste new yorkais, Jordan Seiller coutumier du fait dans la «Big Apple» avec son collectif  Public Ad Campaign.
Le message est simple: s’approprier un moyen de communication commerciale pour le mettre au service de l’art.

 Avant                                                                      

Après

Ce type d’action a de plus en plus le vent en poupe avec parfois le consentement des afficheurs. Ainsi, CBS Outdoor évolue avec le MAP (Mouvement Art Public) à Montréal. Le partenariat permet à ce dernier de disposer des panneaux entre 2 campagnes d’annonceurs.

L’opération est une telle réussite que les créateurs pensent l’étendre à tout le Canada.
Et pour les marques? On imagine aisément un grand nom acheter l’intégralité d’un boulevard ou d’une place et laisser des artistes s’exprimer sur son produit. Une immense exposition à ciel ouvert qui donnerait la parole à des artistes et hisserait les couleurs d’une marque au rang d’art urbain. A méditer…
Et à quand ce type d’opération à Paris, ville d’art par excellence ?

Retrouvez l’intégralité des photos de TOSAT, ici

Gaël Clouzard

* Toronto Street Advertiser Takeover

La rédaction

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