19 février 2020

Temps de lecture : 1 min

Premier arrivé, premier servi

J’ai lu une première fois le titre de l’info parue cette semaine chez notre confrère The Fast Company : «The Body Shop will start hiring the first person who applies for any retail job ». Je me suis frotté les yeux, j’ai relu une deuxième fois, puis une troisième. Non, j’avais bien compris : Body Shop annonce qu’il commencera à recruter « la première personne qui postulera pour un job dans le retail ». S’agissait-il là d’une nouvelle opération de RP comme beaucoup savent le faire ? D’un joli mensonge pour faire parler de sa marque ? Ou de quelque chose de plus sérieux ?

 J’ai lu une première fois le titre de l’info parue cette semaine chez notre confrère The Fast Company : «The Body Shop will start hiring the first person who applies for any retail job ». Je me suis frotté les yeux, j’ai relu une deuxième fois, puis une troisième. Non, j’avais bien compris : le Body Shop annonce qu’il commencera à recruter « la première personne qui postulera pour un job dans le retail ». S’agissait-il là d’une nouvelle opération de RP comme beaucoup savent le faire ? D’un joli mensonge pour faire parler de sa marque ? Ou de quelque chose de plus sérieux ?

Je me suis renseignée. Et j’ai découvert une technique inventée par une entreprise américaine Greyston Bakery en 2019, qui, petit à petit fait des émules. La méthode, baptisée l’open hiring, consiste à recruter sans sélection à des postes peu qualifiés. Les candidats s’inscrivent sur une liste d’attente d’embauche et les premiers arrivés sont les premiers servis. Aucune question n’est posée, que ce soit sur le diplôme, le passé judiciaire ou l’expérience. Le nouveau collaborateur est alors testé pendant plusieurs mois sur le lieu de travail. Des personnes en difficulté peuvent ainsi trouver un emploi : chômeurs de longue durée, ex-détenus…

Certes cette méthode ne peut s’appliquer qu’à des emplois non qualifiés, mais elle permet de gommer toute forme de discrimination, consciente ou inconsciente. Une bouée d’espoir pour ceux qui sont – ou se croient- laissés pour compte. À suivre.

Musnik Isabelle

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