21 novembre 2012

Temps de lecture : 1 min

Le préfabriqué s’invite dans les conteneurs

Un nouveau constructeur américain de maisons préfabriquées a trouvé l’astuce pour ne plus restreindre le développement du logement durable : il tient dans un conteneur. L’idée peut paraître simple mais c’est une première mondiale.

Rien ni personne n’est à l’abri du paradoxe, surtout pas l’industrie élitiste des maisons préfabriquées. Sur le papier le logis a beau être mobile, le transporter relève en fait d’une mission impossible dont Tom Cruise raffolerait. Comme en plus cet habitat écolo coûte très cher à l’achat, sa démocratisation reste en panne malgré une demande globale en hausse.

Quand Gordon Stott et Jared Levy se mettent à chercher une solution inédite aux problèmes chroniques, les deux architectes en viennent à la même conclusion : pourquoi ne pas concevoir des maisons transportables dans des conteneurs classiques de 2,50×12 mètres ?

Ancien salarié chez le pionnier Marlmold Radziner -constructeur de la première résidence préfabriquée à apparaître dans GQ et d’autres magazines branchés- Stott a longtemps dessiné les plans de maisons toutes aussi belles que modernes. Mais également très compliquées et impossibles à transporter à plus de 400 km de leur usine conceptrice.

« Cette industrie n’a encore jamais été vraiment industrialisée comme n’importe quelle autre capable de faire transporter ses produits par conteneur, en avion ou par bateau », résume l’architecte américain. Avec l’innovation de Connect Homes  le problème se conjugue au passé. Désormais, chacun des modules est transportable facilement dans un conteneur lambda et chaque maison peut être livrée n’importe où dans le monde, pour quelque 3000 euros. Au final l’achat coûte entre 80 000 et 315 000 euros et comprend en bonus vert un plancher en bambou, du bois certifié FSC et des ampoules LED.

Deux maisons ont déjà trouvé leurs heureux propriétaires et cinq autres ventes sont espérées d’ici fin 2012. La construction du premier modèle ne commence pourtant que dans quelques semaines, phase de décollage oblige.

Benjamin Adler
Rubrique réalisée en partenariat avec HighCo

La rédaction

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