13 janvier 2021

Temps de lecture : 3 min

Pourquoi New York est toujours « The place to be » du retail.

A l’occasion de la NRF en janvier à New York – le plus grand évènement retail au monde, cette année 100 % virtuel – INfluencia et le bureau de tendances Urban Sublime proposent, pour la quatrième année consécutive, aux marques et agences un programme intitulé What’s up Retail : une restitution des meilleurs concepts stores et innovations retail directement puisés à New York et dans d’autres capitales du monde. Quelles sont les nouveautés en magasins et les nouveaux acteurs qui façonnent les expériences de demain ? Interview de leur partenaire sur place, Bertrand Leseigneur, fondateur de So Particular.

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INfluencia : pourquoi est-il toujours intéressant de se pencher sur le retail à New York cette année ?

Bertrand Leseigneur : car malgré la pandémie, NY a encore connu son lot de nouveaux magasins. Dans un contexte très difficile, sans touristes et avec beaucoup d’habitants partis vivre loin de la ville, New York a tout de même réussi à stabiliser le nombre de cas Covid et à innover pour attirer les clients en magasins: grâce à un renforcement des mesures d’hygiène bien sûr, mais aussi à la proposition de nouveaux moyens de paiements, un design de magasin différent permettant de conserver les distances sociales et de nouveaux services liés à la livraison ou au retour produit. Ainsi, on peut citer une vingtaine d’ouvertures de magasins ou de lancement de services innovants durant la pandémie qui prennent en compte les nouvelles contraintes liées au Covid.

IN. : le retail a rebondi vite et fort, comment expliquer ce phénomène?

B.L. : les Américains aiment tout d’abord consommer, c’est un fait. Les “stimulus checks” n’ont pas été la seule raison de cette embellie. Il y a eu aussi un réel besoin de soutenir les commerçants. On peut citer l’exemple de la librairie Strands à New York qui, après avoir lancé un appel à ses clients pour lui permettre de ne pas fermer ses portes, a reçu 25000 commandes en 1 journée contre 300 par jour en moyenne. Les magasins ont développé de nouvelles règles d’hygiène pour rassurer les clients, ils ont aussi offert de nombreuses options de livraison pour conserver un niveau de consommation élevé tout en restant chez soi. On peut aussi citer le fait que de nombreux Américains ont dû travailler de chez eux, mais ils étaient habitués à commander leur repas au bureau. Ils ont donc dû se remettre en cuisine ou commander auprès de leurs restaurants locaux, ce qui a entraîné une hausse du commerce alimentaire.

IN. : quelles innovations seraient transposables en France selon vous ?

B.L. : l’un des principaux changements cette année en magasin est l’augmentation des offres de moyen de paiement: avec ou sans carte, avec son smartphone, sa montre ou par un Qr code, tous les moyens sont bons pour permettre aux clients de payer de la manière la plus sûre et en évitant au maximum les contacts. Est-ce transposable en France? Oui, si la réglementation le permet et si les startups et Fintechs réussissent à s’exprimer.

IN. : les employés ont-ils été au cœur des dispositifs et si oui comment ?

B.L. : bien que des mouvements sociaux se soient organisés cette année, les employés ont été mis en avant pour leur rôle durant la pandémie et se sont vus récompensés par des primes. Cependant, on ne peut citer que peu d’exemples marquants dans lesquels les employés ont été au cœur du dispositif de relance d’une manière autre que celle liée à leur emploi. Certaines marques ont voulu transformer leurs employés en influenceurs sur TiKTok. D’autres ont offert leur temps dans des actions bénévoles et enfin on peut parler du rôle important des entreprises cette année dans l’accès aux bureaux de votes de leurs employés. Certains employés ont pu être bénévoles sur les bureaux de vote tout en étant payés par leur entreprise, ce qui n’était pas le cas auparavant.

IN. : votre coup de cœur magasin cette année ?

B.L. : comme on peut l’imaginer, le Covid a eu un effet négatif sur les ouvertures de magasin. Cependant, il y a eu quelques belles surprises comme Naked Retail. La curation de marque avait connu un bel essor au temps du magasin “This Is Story” et elle devient à nouveau rapidement une stratégie commerciale majeure, car de plus en plus de consommateurs apprécient les options de produits sélectionnées pour échapper au nombre écrasant de choix qui leur sont offerts. Avantages pour les marques: gain de temps et d’argent et plus de possibilités de créativité. La curation en magasin a un grand avenir et Naked Retail en est le parfait exemple. Elle exploite deux magasins à New York, remplis de toutes sortes de marques DTC branchées comme Pangaia et Lele Sadoughi.

* Pour en savoir plus sur « What’s up retail », c’est ici

Musnik Isabelle

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