28 février 2018

Temps de lecture : 2 min

Un polo Lacoste sans le croco ça vous tente ?

Touche pas à mon logo ! Enfin... si c’est pour la bonne cause, alors pourquoi pas ? C’est la réflexion que semble avoir eu Lacoste en décidant de troquer son fameux crocodile qui trône fièrement sur ses différents modèles depuis 85 ans.

Touche pas à mon logo ! Enfin… si c’est pour la bonne cause, alors pourquoi pas ? C’est la réflexion que semble avoir eu Lacoste en décidant de troquer son fameux crocodile qui trône fièrement sur ses différents modèles depuis 85 ans.

Au culot ou geste écolo, l’agence BETC, a proposé à Lacoste de s’investir dans la sauvegarde de la biodiversité et de se faire messager du danger dont souffre la cause animale en troquant son fameux crocodile contre 10 animaux en voie d’extinction dans une collection de polos en éditions très limitées. Un switch réussi via une reprise exacte de ses codes de fabrication qui préserve totalement son identité en permettant une transposition très subtile. L’enseigne de sportswsear entame de cette manière un partenariat de 3 ans avec l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), qui en 70 ans d’actions est devenue la référence mondiale en matière de connaissances sur l’état de la nature et des mesures nécessaires pour la préserver notamment via son programme Save Our Species.  

Pour insister sur le danger de survie de ces espèces, il a donc été décidé de produire chaque modèle en fonction du nombre de spécimens encore présents sur Terre, autant vous dire que les modèles sont vendus à un nombre très limité, allant de 30 exemplaires pour le Marsouin du Pacifique à 450 exemplaires pour le Cyclure de l’île Anegada : ce sont au total 1775 polos en vente dès aujourd’hui en Europe et aux Etats-Unis, mais en ligne seulement, stock limité oblige.

Bien évidemment, en bon samaritain, Lacoste s’engage à ce qu’une partie des fonds récoltés par les ventes soit versée à l’UICN pour continuer à developper ses projets de préservation des espèces. On s’étonne quand même que l’intégralité des ventes de cette collection n’aille pas directement à l’UICN. Le  » croco  » ne précise pas non plus combien sera reversé par unité à l’organisation internationale. Concernant ce type d’opération, la marque n’en est pas à son premier coup d’essai en termes d’engagement auprès de nos amis les bêtes : « Lacoste avait déjà participé au programme « Save your Logo » auprès du Fonds de Dotation pour la Biodiversité, qui permettait à des entreprises de participer à la sauvegarde de l’animal représenté par leur logo », raconte Bertille Toledano, Présidente de BETC Paris.

Si troquer son logo peut représenter une attaque risquée sur les origines de la marque, Lacoste s’en fait fi : « c’était au contraire tout l’enjeu : le crocodile est l’un des logos les plus connus au monde et un animal ayant survécu sur une temporalité très longue.  Lacoste comme BETC ont voulu saisir cette opportunité pour attirer l’attention sur des espèces menacées. Ainsi, c’est en touchant au cœur de la marque, dans ce qu’il a de plus iconique que nous espérons mettre en lumière et susciter l’adhésion sur ce sujet fondamental qu’est l’érosion de la biodiversité de par le monde », poursuit Bertille Toledano. En deux mots, quand c’est bien fait, de façon concertée et réfléchie, on peut toucher l’identité visuelle sans mettre en danger la marque.

La rédaction

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