24 novembre 2020

Temps de lecture : 2 min

Polette voit double…

La plateforme de vente en ligne de lunettes, Polette, aux prix imbattables veut toujours ouvrir de nouveaux showrooms physiques malgré la pandémie.

La plateforme de vente en ligne de lunettes, Polette, aux prix imbattables veut toujours ouvrir de nouveaux showrooms physiques malgré la pandémie.

Les retailers n’ont que ce mot-là à la bouche : l’omnicanalité. Pour prospérer, une enseigne doit aujourd’hui avoir des magasins physiques et une présence online. Une marque est toujours plus stable lorsqu’elle peut se tenir sur deux jambes. Pierre Wizman est de ceux-là. Sans diplôme et avec 2000 euros en poche, cet entrepreneur a créé Polette en 2011. En éliminant tous les intermédiaires entre le consommateur et le fabricant, cette plateforme parvient à vendre des lunettes à des prix très compétitifs pour ne pas dire imbattables. « Produire des lunettes coûte 10 euros. Alors pourquoi payer 500 euros », résume le site de la marque. Ses clients peuvent aujourd’hui acheter une monture avec des verres pour la modique somme de 15 euros. Les verres progressifs, antireflet, anti-rayures et avec une protection contre le soleil UV400 sont, quant à eux, facturés… 60 euros. Qui dit mieux ?

5000 paires par jour

Ces tarifs attirent un nombre croissant de clients. « Nous vendons entre 4000 et 5000 paires de lunettes par jour et notre chiffre d’affaires devrait atteindre 65 millions d’euros cette année, nous révèle Pierre Wizman. Notre croissance annuelle moyenne atteint 30%. » Pour tirer ses prix au plus bas, son entreprise a acheté 40% des parts de l’usine qui lui fabrique ses verres en Chine. Les montures sont créées par ses designers qui travaillent à Shanghai et à Amsterdam. L’homme d’affaires français passe, en effet, le plus clair de son temps entre la République Populaire et les Pays-Bas, « un pays très accueillant pour les entrepreneurs dans lequel les lois ne changent pas tous les matins », explique t-il. La crise sanitaire actuelle peut ressembler à une aubaine pour une marque qui vend ses produits sur la Toile. Ces derniers mois n’ont pourtant pas été de tout repos pour le site de vente en ligne.

8 showrooms supplémentaires

Polette possède en effet huit showrooms entièrement connectés dont trois en France. A Paris dans la rue de Rivoli, les visiteurs peuvent faire leur choix entre 1200 montures, 28 teintes et 5 catégories de verres. Avec la pandémie, ces boutiques dans lesquelles les clients peuvent essayer et commander des lunettes avant de se les faire livrer chez eux ont toutes dû fermer leurs portes. Un coup dur. « Nous avons inauguré notre showroom sur Oxford Street à Londres un mois avant le début du confinement, déplore Pierre Wizman. Cette rue sur laquelle passent 200 millions de visiteurs par an a été désertee pendant de nombreuses semaines. » Le choc a été rude quand on sait que le loyer annuel d’un tel magasin atteint 1 million de livres, soit 1,12 million d’euros. Face à cette crise, l’entrepreneur a stoppé net tous ses projets d’ouverture de nouvelles boutiques. Il reste néanmoins convaincu de la nécessité d’étendre son réseau de points de vente physiques. « Nous souhaitons continuer de nous développer à l’international et nous allons pour cela ouvrir des showrooms dans toute l’Europe mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, au Moyen-Orient et en Asie », explique le patron de cette société qui emploie aujourd’hui près de 400 personnes. Quand on vous dit que l’omnicanalité est le mot à la mode sur la planète retail…

Therin Frédéric

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