1 février 2012

Temps de lecture : 1 min

Plink: quand Facebook fidélise, par ici la monnaie!

Alors que Google tente de monnayer désormais les informations personnelles de ses utilisateurs, Facebook confirme qu’il ne manque pas d’atouts pour dominer le marché de la publicité sur les réseaux sociaux. Sa dernière source de profit? Plink, un système de fidélisation adossé aux cartes bancaires pour de la monnaie virtuelle…

Avec son entrée en bourse programmée au printemps, pour une capitalisation record déjà annoncée, Facebook franchit une nouvelle étape dans la fameuse monétisation de sa mine d’or. Le géant de Palo Alto multiplie les partenariats pour faire son beurre sur ses 800 millions d’utilisateurs et ses bases de données. Avec Plink, le réseau social va encore plus loin dans le concept des crédits virtuels, testé en 2009 et qui depuis trois ans cartonne.Programme de fidélité sur réseaux sociaux, Plink  permet de se constituer des crédits Facebook en utilisant sa carte de crédit référencée sur Plink après inscription. Bien évidemment, les crédits servent de monnaie virtuelle permettant ensuite d’acheter via Facebook auprès des partenaires, en évitant de nouveaux frais de transaction. Le commerçant prend 70% du montant, Facebook les 30% restants.Pour l’instant, Plink a noué des accords avec 7-Eleven, Dunkin’ Donuts, Quiznos, Red Robbin, Taco Bell et Outback Steakhouse. Soit quand même quelques acteurs de poids du marché de la restauration rapide. C’est seulement en consommant chez eux que les membres de Plink constitueront leur matelas de crédits. Pour chacune des parties Plink propose donc un win-win.Selon eMarketer, les revenus générés par les crédits Facebook sont passés de 140 millions d’euros en 2010 à quelque 360 millions en 2011. On comprend mieux l’enthousiasme de Peter Vogel, co-fondateur de Plink. «Ces crédits Facebook constituent la pièce manquante qui va permettre de connecter le social media aux ventes offline. Avec Plink, on offre à nos partenaires 800 millions de clients potentiels, la possibilité de les fidéliser et de les récompenser», commente-t-il dans un communiqué de presse.Depuis 2009, l’appétit des consommateurs pour le concept des crédits ne cesse de grandir. Il en deviendrait presque gargantuesque. Promus à la genèse comme un moyen sûr et facile d’acheter via Facebook, ils sont longtemps restés cantonnés aux seules bandes annonces, bouquets de fleurs virtuels, épisodes de série TV et morceaux de musique. Plink fait entrer les crédits Facebook dans une autre dimension. Le marché est mûr. Aux Etats-Unis depuis un an, la startup PayNearMe  permet aux 60 millions d’Américains sans carte de crédit d’acheter en ligne via un bon de commande payable en cash dans tous les magasins 7-Eleven du pays.

Benjamin Adler
Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

La rédaction

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