10 février 2010

Temps de lecture : 2 min

Permission de pub télé pour la bière et le vin en Suisse

La Confédération a assoupli sa réglementation pour sauver sa participation au programme européen de promotion du cinéma et de formation des cinéastes

La Confédération a assoupli sa réglementation pour sauver sa participation au programme européen de promotion du cinéma et de formation des cinéastes

Depuis le 1er février, les premières campagnes pour du vin ou de la bière comme Heineken sont diffusées sur toutes les chaînes de télévision suisse, y compris, sur SSR, le service public. Une réforme qui résulte du vote massif du Conseil National, en 2009, en faveur de la libéralisation de la publicité sur l’alcool à la télévision. Toutefois, la publicité sur les boissons alcoolisées (qui exclue les alcools forts et alcopops) n’est autorisée qu’après le journal du soir de 20 heures et les seules entorses admises seront pour les gros événements sportifs. En outre, dans un souci de prévention, les messages ne doivent pas s’adresser spécifiquement aux jeunes ni encourager une surconsommation.

Cette ouverture à de nouveaux annonceurs doit permettre à la Confédération helvétique de poursuivre sa participation jusqu’en 2013 à Media, programme européen de promotion du cinéma et de formation des cinéastes. Une participation estimée à 41 millions de francs sur un budget fixé à 755 millions d’euros pour la période de 2007 à 2013.
La plupart des pays européens encadrent la publicité sur les boissons alcoolisées à la télévision suivant les 6 critères recommandés par l’Union Européenne (1). Et certains comme la Grande Bretagne, ont des politiques assez libérales. Idem en Allemagne où la publicité pour les boissons alcoolisées est pratiquée dans l’audiovisuel, le sport et les lieux publics. En revanche, depuis 2003, ces messages publicitaires sont interdits dans les salles de cinéma avant 18 heures. En Espagne, la loi sur la Vigne et le Vin autorise depuis 2003, des campagnes de promotion sur la culture de la vigne, du vin et de la consommation modérée. En France, c’est simple : le principe en la matière est tolérance zéro !

Florence Berthier

(1)Elle ne peut pas être spécifiquement adressée aux mineurs et, en particulier, présenter des mineurs consommant ces boissons. Elle ne doit pas associer la consommation d’alcool à une amélioration des performances physiques ou à la conduite automobile. Elle ne doit pas susciter l’impression que la consommation d’alcool favorise la réussite sociale ou sexuelle. Elle ne doit pas suggérer que les boissons alcooliques sont dotées de propriétés thérapeutiques ou ont un effet stimulant, sédatif ou anticonflictuel. Elle ne doit pas encourager la consommation immodérée de boissons alcooliques ou donner une image négative de l’abstinence ou de la sobriété. Enfin, elle ne doit pas souligner comme qualité positive des boissons leur forte teneur en alcool.

 

La rédaction

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