21 octobre 2015

Temps de lecture : 2 min

Si tu (n’)es (pas) sage, tu seras privé de pub…

Depuis hier, nos amis sénateurs étudient une proposition de loi déposée en juillet par le sénateur EELV des Hauts-de-Seine, pour supprimer toute publicité à des fins commerciales dans les programmes jeunesse de France Télévisions et dans le quart d'heure qui précède et celui qui suit.

Depuis hier, nos amis sénateurs étudient une proposition de loi déposée en juillet par le sénateur EELV des Hauts-de-Seine, pour supprimer toute publicité à des fins commerciales dans les programmes jeunesse de France Télévisions et dans le quart d’heure qui précède et celui qui suit.

Constatant qu’« avec 8,3 millions de jeunes de 4 à 14 ans, la France est aujourd’hui le principal marché « enfants » pour les annonceurs publicitaires à la télévision devant le Royaume-Uni et l’Allemagne », et pour justifier sa démarche, André Gattolin souligne les effets négatifs de la publicité sur la santé de nos chères têtes blondes et brunes. Et d’ajouter : « au regard de ces considérations assez préoccupantes, l’exposition des enfants à des fins commerciales doit cesser. D’autant plus que cette pression publicitaire a des effets sur la santé des jeunes, au premier rang duquel se trouve l’obésité. De nombreux spots concernent des aliments trop sucrés et trop salés, ce qui peut influencer les choix alimentaires des enfants, leur faisant prendre le risque de développer un goût prononcé pour la malbouffe ».

Plusieurs pays comme le Royaume-Uni, la Suède, l’Espagne, le Québec, la Belgique ou l’Irlande ont déjà interdit ou limité la pub commerciale dans les programmes jeunesse. Reste à savoir si la France leur emboîtera le pas. Dans un sondage Ifop commandé par le sénateur, 71 % des Français se disent favorables à cette suppression. Alors bonne mesure ou nouvel avatar du « bien pensant », du « tout interdit » ? Ou encore attaque contre les moulins à vent ? Jusqu’à maintenant les effets en terme d’appétence pour la société de consommation, ou de diminution de l’obésité ne se sont pas manifestés dans les pays concernés. Et puis, n’est-on pas un peu hypocrite dans l’histoire, les chaînes privées ne seront pas concernées car elles ne vivent que de ressources publicitaires, explique le sénateur.

Une fois de plus on accuse la pub de tous les maux mais ne devrait-on pas plutôt se pencher sur la qualité et le contenu des produits qui sont proposés ? Et puis pourquoi toujours légiférer plutôt que d’en appeler au bon sens des parents pour qu’ils ne démissionnent pas, eux aussi? Ne sont-ils pas aux premières loges pour agir dans l’instant? L’efficacité pourrait bien être au rendez-vous!

ps: à l’heure où nous bouclions le Sénat ne s’était pas encore prononcé. c’est désormais chose faite. Les sénateurs ont voté , contre l’avis du gouvernement, la proposition de loi. Toutefois pour pouvoir être appliquée, celle-ci doit être aussi votée à l’Assemblée nationale, ce qui semble peu probable en raison de l’opposition du gouvernement

Musnik Isabelle

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