6 avril 2015

Temps de lecture : 2 min

Paris est-elle la ville la plus accessible pour la jeunesse mondiale ?

Certains vont en rester pantois... Dans une récente étude l’agence Decode, spécialisée dans le décryptage du comportements des jeunes, fait de la ville lumière, la plus abordable du monde pour les jeunes diplômés.

Certains vont en rester pantois… Dans une récente étude l’agence Decode, spécialisée dans le décryptage du comportements des jeunes, fait de la ville lumière, la plus abordable du monde pour les jeunes diplômés.

Les études c’est comme les études de l’INSEE, on s’en sert uniquement quand ça nous arrange, avec la mauvaise foi du citeur de chiffres à court d’arguments. « Tu vas voir ce que tu vas voir », pense-t-on avant de balancer les irréfutables preuves statistiques. Quand l’agence Decode constate dans son étude Youthful Cities que Paris est la ville la plus abordable au monde pour des jeunes diplômés, l’étonnement se mêle à la fierté. Ah bon, vraiment ? Et oui, vraiment.

En partant du principe que pour le « djeunes » du monde entier, le caractère accessible d’une ville constitue un des facteurs prioritaires dans son choix de résidence, Decode a donc décidé de créer son Youthful Cities Affordable Index. Son but ? Déterminer la cité la plus abordable du globe à partir de neuf critères subjectifs mais censés représenter les préoccupations quotidiennes d’un jeune diplômé.

Notre capitale arrive donc en tête du classement, suivent Toronto, Los Angeles, Chicago et Berlin. Londres est dixième juste devant Séoul, première ville asiatique, et Buenos Aires, première ville sud-américaine. Nairobi et Kinshasa sont en queue du top 25, alors que la seule ville chinoise présente dans cette liste, Shanghai, n’est que 22e.

Les taxes, le gros point noir

Intéressons-nous quand même aux neuf domaines sélectionnés par Decode pour déterminer son index. Pour une fois, il n’y a pas que les loyers et le prix de la nourriture qui ont été pris en compte. Le jeune aime aussi aller au ciné et découvrir le monde et les trésors urbains de sa cité, il fallait donc s’intéresser à d’autres critères de représentativité. Certains nous direz-vous sont pour le moins originaux. Quels sont-ils ? Le salaire minimum, le loyer, le prix d’un ticket de cinéma, le coût mensuel des transports publics, le prix d’une douzaine d’œufs et des fast-food locaux, le coût moyen d’un concert, les prix des billets d’avion au départ et à destination de la ville, et enfin évidemment les taxes et taux d’imposition.

Paris arrive en tête pour le salaire minimum, devant Berlin et Rome – la première ville nord-américaine est Toronto, 5ème, se classe 3ème pour le billet de ciné, 6ème pour les loyers, 4ème pour les œufs et les transports publics, 2ème pour les burgers-frites et les concerts, 3ème pour l’avion et 22ème pour… les taxes, évidemment. Dans une analyse publiée sur Quartz, la journaliste newyorkaise Zainab Mudallal rappelle qu’il ne faut pas confondre abordable avec opportunités et que trouver un emploi à Paris peut se révéler un chemin de croix. Difficile de lui donner tort mais satisfaisons-nous de ce qui va au lieu de râler sur ce qui ne va pas…

 

Adler Benjamin

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