14 octobre 2009

Temps de lecture : 1 min

Pardon d’avoir demandé pardon…

Péché avoué est-il péché pardonné ? Si l'on regarde l'affaire AMP/Pepsi qui buzze sur le Net, il n'est peut-être pas toujours payant de s'excuser auprès de ses consommateurs quand on a commis une faute.

Péché avoué est-il péché pardonné ? Si l’on regarde l’affaire AMP/Pepsi qui buzze sur le Net, il n’est peut-être pas toujours payant de s’excuser auprès de ses consommateurs quand on a commis une faute.

Résumé des faits : pour vanter l’efficacité de sa boisson énergisante AMP, le géant américain des boissons gazeuses a proposé il y a quelques jours une application disponible sur l’iPhone d’Apple. « AMP Up Before You Score » (« Regonfle-toi avant de conclure »), permet aux hommes de répertorier leurs conquêtes féminines sur leur téléphone et de partager des infos sur les goûts, et même les noms de leurs conquêtes (en leur donnant des notes !).

« Si tu penses que ta nuit va être grandiose, une des fonctions (de AMP) te donne les dernières infos, des remarques, des réflexions et bien plus pour t’aider à draguer 24 types de filles », expliquait une vidéo mise en ligne par Pepsi sur You Tube (voir la vidéo en-dessous)
24 stéréotypes qui ont bien sûr exacerbé la colère des consommateurs et de certains blogs.  Réaction de Pepsi : des excuses postées via le compte Twitter AMP Energy et PepsiCo

Le groupe a également créé un mot-clé « pepsifail »** (« échec Pepsi ») sur Twitter, pour reconnaître son erreur et canaliser les commentaires : « Notre application a tenté de montrer à quels moyens humoristiques les hommes ont recours pour draguer. (…) Nous nous excusons si ceci est de mauvais goût et vous remercions pour votre feedback « *.
L’affaire aurait pu s’arrêter là et la misogynie de Pepsi tomber dans la cuve de cola. Mais l’autoflagellation de la marque a enflé le débat, et la levée de bouclier est bien pire qu’avant, les tweets  se multiplient, montrant le roi des sodas du doigt. Pepsi à l’heure où INfluencia boucle, n’a d’ailleurs toujours pas retiré son application.

La morale de cette histoire ? Si vous êtes une marque, ne vous excusez pas ! Mais si vous êtes un consommateur, ne vous étonnez pas si la marque reste à l’avenir de mauvaise foi…

Isabelle Musnik

 

La rédaction

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