1 novembre 2020

Temps de lecture : 4 min

Oracle : Les robots ne nous jugent pas, alors que les managers…

Un petit préambule destiné à ceux qui croient encore que l’humain n’est pas un obstacle à la vie sur terre, en entreprise, ou en privé … En effet, le grand prophète Oracle, s’emploie à démontrer dans une étude, que l’être humain pose problème dans nos sociétés et que les robots pourraient être les confidents idéaux des individus plus stressés que jamais en cette année 2020, qu’Antoine Decaunes n’hésite pas à qualifier d’ « année de merde » dans son émission quotidienne Popopop sur France Inter.

Un petit préambule destiné à ceux qui croient encore que l’humain n’est pas un obstacle à la vie sur terre, en entreprise, ou en privé … En effet, le grand prophète Oracle, s’emploie à démontrer dans une étude, que l’être humain pose problème dans nos sociétés et que les robots pourraient être les confidents idéaux des individus plus stressés que jamais en cette année 2020, qu’Antoine Decaunes n’hésite pas à qualifier d’ « année de merde » dans son émission quotidienne Popopop sur France Inter.

Oui les humains sont angoissés, perdus, enclins à déprimer, et c’est vrai que l’on serait vraiment plus tranquilles dans le monde, s’ils n’étaient plus là avec leurs émotions incalculables et imprévisibles qui enrayent la bonne marche du capitalisme…

82% des salariés dans le monde préfèrent se tourner vers des robots pour préserver leur santé mentale

Construire de l’engagement, à l’heure où chacun est reconfiné chez soi, n’est pas chose facile, et c’est  encore une fois l’occasion de réinterroger la notion de travail. Quid de ce modèle ou les termes de meneur d’hommes, de motivateurs, de rassembleurs, du travailler ensemble, d’être créatif à plusieurs devrait se dérouler sur zoom, teams, ou google meets ? Oracle n’y est pas allé par quatre chemins et a conduit avec WorkplaceIntelligence une étude qui affirme que 82% des salariés dans le monde préfèrent se tourner vers des robots pour préserver leur santé mentale plutôt que de solliciter l’aide de leur manager… Un robot passe… Un ange, pardon… Nous voilà donc dans le pire des scénarios catastrophe.

Alors, si on les remplaçait par des robots ?

Car de fait si la santé mentale était une affaire très privée, voire intime, il y a encore une dizaine d’années (combien d’entre nous consultent des psys pour régler leurs dysfonctionnements qui ne regardent qu’eux… ), l’entreprise se voudrait aujourd’hui partie prenante des maux qui affectent ses salariés. Cela n’est pas une mauvaise nouvelle en soi, mais encore faudrait-il qu’elles soient équipées en psychologues, sophrologues, hypnothérapeutes… Ce qui n’est que rarement le cas. Alors, si on les remplaçait par des robots ?

75% estimant que l’Intelligence Artificielle peut contribuer à l’améliorer.

Ben oui. La problématique de la santé mentale est devenue une préoccupation centrale, les salariés sont 76% à estimer que leur entreprise devrait s’investir davantage pour les aider à la préserver, et 75% estimant que l’Intelligence Artificielle peut contribuer à l’améliorer. Mais de quoi parle-t-on ?

Suivre une thérapie avec un robot

Les « gens seraient prêts à s’appuyer su le soutien de robots explique-t-on chez WorkplaceIntelligence, cabinet de recherche et de conseil en « Ressources Humaines ». 12000 employés, cadres, responsables des ressources humaines et dirigeants de 11 pays, parmi lesquels la France révèlent que la pandémie de COVID-19 a apporté stress, anxiété et épuisement professionnel dans le monde entier. Et si en 2019, seulement 8% des salariés en France étaient enthousiastes à l’idée d’avoir recours à l’IA, ils sont aujourd’hui 68% à se dire ouverts à l’idée d’avoir recours à un robot pour les écouter ou suivre une thérapie! (Non ce n’est pas une blague).

Qui sont ces robots qui vont résoudre toutes ces problématiques?

Et de poursuivre très tranquillement, « preuve que la pandémie de COVID-19 a vraiment bousculé les mentalités en peu de temps… Oui c’est vrai que la bascule s’est fait très vite. Six mois et hop ! Les changements induits dans le monde du travail et auxquels les salariés ont été contraints de s’adapter au pied levé ont engendré davantage de stress (38%), un déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie privée (35%), de l’épuisement professionnel (25%), une dépression due à l’absence de socialisation (25%) et de la solitude (14%). Les nouvelles pressions exercées par la pandémie mondiale se sont cumulées aux facteurs de stress quotidiens sur le lieu de travail comme la pression pour atteindre les objectifs de performance (42%), la gestion de tâches routinières et fastidieuses (41%) et la nécessité de jongler avec des charges de travail ingérables (41%). Qui sont ces robots qui vont résoudre toutes ces problématiques liéées aux nouvelles conditions de travail provoquées par La Covid ?

Les robots ne les jugeront pas estiment 34% des Chinois interrogés

Les salariés attendent plus de la technologie que la simple mise à disposition d’outils collaboratifs; ils veulent pouvoir « compter sur la technologie pour soulager leur santé mentale ». Seulement 18% des répondants dans le monde se tourneraient vers leur manager plutôt que vers des robots pour préserver leur psychisme en bonne santé car ils estiment que les robots ne les jugeront pas (34%), qu’ils représentent un moyen de partager les problèmes de façon impartiale (30%) et sont capables d’apporter des réponses rapides aux questions de santé (29%). 60 % des répondants Français préfèreraient parler de leurs problèmes de stress et d’anxiété au travail à un robot plutôt qu’à leur manager et 80% sont favorables à l’idée d’avoir un robot comme thérapeute ou conseiller.

Prendre de plus longues vacances

Mais c’est en Chine où cette tendance est beaucoup plus marquée. Ils sont 97% à partager ce point de vue.75%affirment que l’intelligence artificielle a contribué à améliorer leur état émotionnel. Elle leur permettrait de disposer des informations nécessaires pour travailler de façon plus efficiente (pour 31% au global contre seulement19% en France), d’automatiser certaines tâches et de diminuer la charge de travail pour prévenir les risques de surmenage (27% au global contre 24%en France) et 27%considèrent que l’IA peut contribuer à réduire leur stress en les aidant à prioriser leurs tâches (versus 19% en France) L’intelligence artificielle aurait déjà permis à la moitié des salariés de raccourcir la semaine de travail et de prendre de plus longues vacances.

Chez INlfuencia nous cherchons de toute urgence un robot lacanien.

Bref, Oracle porte bien son nom… «Il y a beaucoup à faire pour soutenir la santé mentale des salariés dans le monde et les technologies comme l’IA peuvent aider. Mais d’abord, les organisations doivent faire de la santé mentale une priorité. Si nous parvenons à lancer ces débats, tant au niveau des RH que des Directions, nous pourrons amorcer des changements. Et c’est maintenant qu’il faut s’y mettre». Chez INlfuencia nous cherchons de toute urgence un robot lacanien.

Alonso Cristina

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