23 octobre 2013

Temps de lecture : 1 min

Nordstrom met Paris en pop-up

Pour confirmer son arrivée dans le luxe et sa volonté de toucher une nouvelle cible, la chaîne nord-américaine Nordstrom consolide la tendance du pop-up conceptuel. Pour sa première, la France est à l’honneur.

Arnaud Montebourg est très attaché à sa stratégie de marque de territoire. Le ministre du Redressement productif sera donc ravi d’apprendre que son cher « Made in France », à défaut de transcender le consommateur français, constitue un produit d’appel haut de gamme aux Etats-Unis. Placée au cœur d’une opération marketing lancée le 10 octobre par la chaine de magasins Nordstrom, la mode française confirme son pouvoir d’attraction à l’étranger. Surtout, elle sert d’alibi commercial à la consolidation d’une tendance en pleine évolution : les pop-up shops.

« Quelqu’un m’a dit un jour que Paris était toujours une bonne idée. Je confirme. Il y a tant à aimer dans la Ville des lumières ». Envoutée par la capitale française depuis son séjour en mars 2013 pour la Fashion Week, Olivia Kim y a puisé une inspiration. Elle l’a murie en idée pour six mois plus tard la concrétiser en concept: le « French Fling ». Son principe ? Proposer offline et online et pendant un temps réduit seulement, une sélection exclusive d’accessoires et de vêtements des stylistes français en vogue.

Lancé en grande pompe il y a deux semaines dans huit grands magasins, le « French Fling » inaugure l’opération Pop-In @Nordstrom, série de pop-up shops pensée par Olivia Kim pour conforter l’intrusion de Nordstrom dans le luxe. Pour le premier thème, la marque de Seattle a mis les petits plats dans les grands avec l’agence parisienne M/M en charge de l’identité visuelle et l’architecte Rafael de Cardenas assigné au design.

Le résultat est à la hauteur de l’ambition initiale et de l’envie de rareté exigée par Olivia Kim. Dans des espaces esthétiques à l’atmosphère bucolique, Nordstrom expose les créations de stylistes hype comme Proenza Schouler, Olympia Le-Tan, Maison Michel, Rodarte, et A.P.C ; mais aussi une collection plus vintage de chez Chanel et Yves Saint Laurent. Beaucoup des habits et accessoires sont vendus pour la première fois aux Etats-Unis et certains ne le seront peut-être plus jamais. Tous en tout cas sont également accessibles online, sur le site Web de l’enseigne, via l’espace dédié dénommé « Ooh la la ! ». Il fallait bien un petit cliché !

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA
Rubrique réalisée en partenariat avec Uniteam

La rédaction

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