1 décembre 2010

Temps de lecture : 2 min

Mode: BrandAlley vogue sur le participatif

Les fashionistas ont désormais la possibilité de soutenir leurs jeunes créateurs préférés. Sur le modèle de My Major Company pour la musique, voici 3 sites participatifs qui promettent de révolutionner l’industrie de la mode…

Le Lab de BrandAlley

Les fashionistas ont désormais la possibilité de soutenir leurs jeunes créateurs préférés. Sur le modèle de My Major Company pour la musique, voici 3 sites participatifs qui promettent de révolutionner l’industrie de la mode…

Créé en septembre 2010 par Vivian Weng, autrefois en charge de lever des financements pour des marques de mode, le site Fashion Stake propose à ses membres de soutenir leurs créateurs préférés, avec un investissement de 50 dollars minimum, en échange de bons d’achat.

Un volet social permet également aux participants de voter et de donner leur avis sur les collections en cours de création, échanger des idées et suggestions avec le créateur lui-même. Les créateurs américains Phillip Lim, Alexander Wang, Donna Karan, Jeffrey Montero, et Althea Harper, gagnante du show Project Runway, font partie des premiers stylistes présents sur le site.

Un blog, rattaché au OnSugar Network, a également été conçu pour présenter les collections sous forme éditoriale. Les investissements ne sont pour l’instant ouverts qu’aux résidents américains, et nombreux sont les experts financiers (comme Jeff Nolan) à s’interroger sur les implications juridiques de ce projet.

En France, une jeune entrepreneuse de 26 ans, Arbia Smiti, a poussé le concept encore plus loin. Son Carnet de mode, conçu à partir d’un blog, fait le pari du haut de gamme, et présente les créations de jeunes talents, essentiellement français pour l’instant. Elle offre aux clientes la possibilité de précommander les pièces de leur choix avant que celles-ci ne partent en production, (si le seuil minimal est atteint). Un partenariat a également été signé avec une usine française, déjà sous-traitante de nombreuses marques prestigieuses.

Les premières clientes à soutenir un créateur deviennent des «mécènes» et peuvent à ce titre être rémunérées en royalties sur les pièces qu’elles auront su repérer et soutenir avant les autres. Les stylistes quant à eux profitent ainsi d’un véritable éco-système offert par cette start-up: de la conception à la vente, en passant par la communication et la production.

Brand Alley, le géant du déstockage de grandes marques créé par Sven Lung, s’est également emparé de la tendance. Le site annonce le lancement imminent du Lab. Ce Laboratoire d’idées, aura également pour objectif de mettre en relation les créateurs avec leurs consommateurs, et de lancer la fabrication des pièces les plus plébiscitées par les internautes. Le groupe s’est en effet associé à plusieurs usines situées en Chine pour assurer la production.

Attention toutefois, si ce concept présente de nombreux avantages pour toutes les parties impliquées, il n’est pas sans limite, notamment pour les stylistes eux-mêmes. En effet, si les investissements accordés par le public peuvent financer la production d’une collection, ils ne peuvent se substituer aux fonds nécessaires à une marque pour se développer à long terme.

Et les créateurs ne pourront se reposer que pendant un certain temps sur la participation du public à leur processus de création. Un processus, qui reste après tout l’essence même de leur fonction.

Shirley Pellicer

Rubrique réalisée en partenariat avec ETO

La rédaction

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