25 septembre 2014

Temps de lecture : 2 min

Micro-mécénat et micro-crédit : l’individu co-financeur

Technologies et innovations changent, et vont encore radicalement changer nos manières d’acheter, de payer et de financer. Les innovations technologiques modifient ainsi très profondément notre rapport à l’argent. D’autant que tout un chacun peut désormais être à la fois producteur et client, prêteur et emprunteur, mécène et artiste subventionné et ce, au niveau individuel.

Technologies et innovations changent, et vont encore radicalement changer nos manières d’acheter, de payer et de financer. Les innovations technologiques modifient ainsi très profondément notre rapport à l’argent. D’autant que tout un chacun peut désormais être à la fois producteur et client, prêteur et emprunteur, mécène et artiste subventionné et ce, au niveau individuel. Décryptage par la PQR 66 dans son dernier rapport « Françaises, Français », baptisé (R)évolutions.

Le crowdfunding, ou financement participatif, s’est d’abord imposé dans la sphère culturelle. En permettant de miser quelques euros sur les projets d’un écrivain, d’un cinéaste ou d’un chanteur, avec la promesse d’une rétribution proportionnelle en cas de succès, Internet a inventé le micromécénat et offert à chacun la possibilité de s’instituer en producteur de films, de musiques, ou en éditeurs de romans et de BD.

Des artistes comme Ayo ou Grégoire ont accédé à la notoriété grâce au financement participatif. Pionnier du crowdfunding, le site Mymajorcompany qui affiche aujourd’hui une communauté de mécènes de près de 400 000 membres, a levé plus de 15 millions d’euros depuis sa création et soutenu plus de 42 000 projets culturels. « Soutenez les artistes, devenez leurs coproducteurs et partagez les bénéfices des ventes avec eux… La révolution est en marche ! » : le site NoMajorMusik affiche, lui, clairement qu’à l’heure d’Internet, la coproduction d’œuvres avec les internautes permet de se passer des grosses majors qui dominaient le marché. Les « grandes » entreprises sont ici clairement challengées et visées, au-delà de la seule promotion du financement parallèle.

Le microcrédit de particulier à particulier

Du culturel, le modèle s’est diffusé à la finance avec l’apparition et le développement de sites spécialisés dans le microcrédit entre particuliers. « Les petits prêts font les grandes histoires » : le site Babyloan promeut un microcrédit social et solidaire entre particuliers en France et dans les pays en développement. Près de 30 000 personnes appartiennent à la communauté « babyloanienne » et ont prêté plus de 7 millions d’euros pour soutenir 17 000 micro-entrepreneurs dans 146 pays. Ou comment en matière d’aide au développement, le Web peut faire de chacun d’entre nous un Muhammad Yunus !

La sharing economy

Le crowdfunding s’instaure même désormais en moyen de financement des entreprises. « Sélectionnez aujourd’hui les perles de demain » : la plateforme Wiseed vous propose d’investir en prêtant de l’argent aux start-ups que vous jugez les plus innovantes. Elle comprend à ce jour plus de 21 000 membres, ayant prêté plus de 6 millions d’euros, à 34 start-ups. Désintermédié, collaboratif, ouvert, horizontal, le crowdfunding est évidemment symptomatique de l’esprit de la sharing economy. Une économie du partage qui paraît gagner chaque jour du terrain au sein de l’économie traditionnelle.

Signe des temps : la consommation collaborative touche ainsi désormais même le BtoB ! Privilégiant une économie de l’usage et non de la propriété, le site et l’application FLOOW2 proposent ainsi de mettre en relation les professionnels qui mettent des outils et équipements lourds (machines agricoles, engins de chantiers…) inutilisés en location aux entrepreneurs qui cherchent du matériel.

PQR & TNS SOFRES

La rédaction

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