29 novembre 2010

Temps de lecture : 1 min

Les media ont la nostalgie des années 2000

L’année 2010 n’est pas encore terminée que certains essaient déjà de monétiser la décennie passée. Et quoi de mieux pour entrouvrir la porte de la nostalgie que la musique? Le business des années 2000/2010 n’en est peut-être qu’à ses débuts, et la radio Absolute Radio l’a bien compris…

L’année 2010 n’est pas encore terminée que certains essaient déjà de monétiser la décennie passée. Et quoi de mieux pour entrouvrir la porte de la nostalgie que la musique? Le business des années 2000/2010 n’en est peut-être qu’à ses débuts, et la radio Absolute Radio l’a bien compris…

Ah les années 2000… Le 11 septembre, le Front National au second tour, le passage à l’Euro, la Télé Réalité, le tsunami, Nicolas Sarkozy, les JO en Chine, Le Tibet, Bush et Obama, le réchauffement climatique, l’avènement du Web 2.0 et bien entendu la musique pour agrémenter le tout…
Pour se rappeler de ces années incroyables, mais aussi pour marquer la transition entre deux époques (l’avant et l’après Internet), le groupe radiophonique anglais Absolute Radio va sortir le 10 décembre sa radio Absolute Radio 00s.

Exclusivement tournées sur ces année pas encore -mais bientôt- mythiques, la radio propose les hits de l’époque (Coldplay, Eminem, Muse, Pulp, etc…). Des shows sont animés par Chris O’Connel, un présentateur vedette outre-Manche, accompagné de Dj’s phares de ces années «Noughties» (années «zéros». Mais aussi, avec une petite confusion de prononciation sur «Naughties», «coquines»).

La station jouera la carte nostalgie sans complexe avec des documentaires et les meilleures sessions live de l’époque. Exclusivement audible à Londres et sa périphérie pour sa sortie, elle sera diffusée grâce sur le réseau DAB (Digital Audio Broadcasting), mais aussi présente sur les applications mobiles et évidemment sur Internet. La dernière née du groupe sera aidée dans ses premiers pas par un unique sponsor (British Gas) jusqu’à fin janvier.

Les media comme les marques sont friands de la nostalgie ambiante. L’émotion du «Ah c’était mieux avant» des années 60, 70 ou même 80, avec une petite pincée au cœur, est d’une rentabilité qui frise l’impertinence, tout en donnant une image d’authenticité aux marques. Le «rétro-marketing» n’a pas fini de tenter de séduire les consommateurs. Et en replongeant dans les années 2000, il vise très habilement les jeunes.

Et la France? Va-t-elle surfer dès demain sur la nostalgies des années zéro?

Alors à quand également une radio, une chaîne de télé, ou un magazine «spécial 2000»?

Gaël Clouzard

La rédaction

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