5 octobre 2011

Temps de lecture : 3 min

Le marketing mobile, une réalité ?

L'émergence du mobile a sans conteste changé les règles du jeu entre les marques et les consommateurs. L'étude TNS Sofres présentée lors de la soirée d'ouverture du Top/Com/Consumer 2011 permet d'y voir un peu plus clair

Dans le monde, 4 consommateurs sur 5 peuvent accéder à Internet et au commerce en ligne via leur mobile, contre 1 consommateur sur 5 via leur ordinateur.

Les applis mobiles : des services avant tout.

L’étude TNS Sofres montre à quel point les consommateurs mobinautes sont friands des différents outis mobiles à la fois en termes de saillance et d’usages déclarés. En moyenne, 27 applications sont téléchargées sur un smartphone (et même 33 parmi les catégories sociales les plus aisées et les 25-34 ans). Les applications les plus utilisées sont : la météo (74% des mobinautes possédant au moins une application), les services de navigation/GPS (70%), les jeux et divertissements (69%), les utilitaires type calculatrice, réveil (69%), la musique/radio/TV (69%). Les réseaux sociaux arrivent en 6ème position (65%), devant les informations/l’actualité (54%), la banque/finance (49%), les photos et vidéos (49%) et les transports (42%).

Et les marques dans tout ça ?

57% des mobinautes possèdent au moins une application de marque. Les secteurs les plus représentés sont les banques/assurance (37%), des transports en commun (26%), les télécommunications/multimeida (20%), la culture et les loisirs (10%) et celui du tourisme (9%). Le secteur alimentaire n’arrive qu’en 6ème position (9%), devant l’automobile (8%) la santé (7%) et l’hygiène beauté (5%).
L’étude met en évidence les apports qu’une marque doit fournir lorsqu’elle propose une application à télécharger :
– Avant tout, apporter un service particulier, pour 59% des personnes interrogées ;
– Proposer des promotions, des bons d’achat (57%), les mobinautes étant également shoppers ;
– Permettre d’acheter des produits/services et de suivre une commande (46%) ;
– Localiser un magasin (44%) ;
– Jouer (40%) ;
– Donner des infos sur une marque ou produit (39%) ;
– Donner son avis (14%).

Les flashcode : un vrai outil pratique et ludique.

89% des personnes interrogées ont déjà vu un flashcode : 64% dans la presse/magazine, 48% sur des emballages de produits, 47% sur une affiche dans la rue, 31% à un arrêt de bus/métro et 17% lors de visites/ d’expositions cultuelles. 42% des répondants déclarent avoir déjà utilisé des flashcodes (50% pour les hommes).
Les intérêts des flascodes sont multiples : sur un emballage produit, les utilisateurs cherchent ainsi à avoir plus d’informations sur un produit : son origine, son utilisation (72%). Dans la presse, c’est le moyen d’en savoir plus sur un produit, un service qui intéresse (69%). Ils permettent également d’en savoir davantage sur une œuvre lors de visite d’exposition (66%)…Dans le domaine des transports, ils sont utiles pour « connaître les horaires d’un bus », « obtenir des informations sur un billet de train ».

La géolocalisation, déjà rentrée dans les mœurs !

71% des mobinautes ont déjà utilisé la géolocalisation, dont 32% qui ont été sollicités. Ces mobinautes utilisent ce service 6.8 fois par mois en moyenne. Parmi les 29% qui n’utilisent pas cette fonctionnalité, 11% ont été sollicités mais l’ont refusée.
La géolocalisation sert avant tout pour localiser l’adresse d’un parent/ami (36% des mobinautes utilisant cette fonctionnalité), un restaurant, un bar, un lieu de sortie (35%), un magasin ou une agence (33%). 28% l’utilisent parce qu’ils sont perdus.

La réalité augmentée, une fonctionnalité connue mais peu utilisée.

Si 50% des personnes interrogées connaissent la réalité augmentée, seulement 15% l’ont déjà utilisée. Les utilisations les plus envisagées sont dans un site touristique, une exposition, pour visualiser des œuvres ou des monuments en 3D (67%), pour acheter en ligne des produits (meubles, vêtements…) en les visualisant en 3D (63%), et dans un jeu pour plonger au cœur d’un monde virtuel (60%).

Ces nouveaux outils du marketing mobile commencent donc à rentrer dans les mœurs, et dans les habitudes de consommation des shoppers. Toute la question maintenant pour les annonceurs est de les utiliser à bon escient et de renvoyer sur des contenus et services à la hauteur des attentes de leurs visiteurs/utilisateurs – ce qui n’est pas encore toujours le cas !

Retrouvez l’intégralité de l’étude ici:  tns-topcom-2011.pdf

Encore plus d’infos sur le mobile avec notre l’article sur l’état des lieux du mobile

La rédaction

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