24 juin 2021

Temps de lecture : 2 min

LVMH : circularité, éco-conception et traçabilité au programme de Vivatech

Présent en bonne place au cœur du salon Vivatech 2021, LVMH et ses différentes maisons présentaient leurs innovations ainsi qu’une sélection de startups liées à leurs métiers. Parmi les grands thèmes de l’année pour le leader mondial du luxe : la circularité, l’éco-conception et la biodiversité, mais aussi la réalité augmentée et la 3D.

Vivatech 2021 a marqué la reprise des événements physiques. Pour LVMH, le salon a été l’occasion de montrer physiquement les innovations de ses différentes maisons, tout en présentant en ligne les différentes initiatives prises par le groupe en matière de développement durable et de technologie.

QUATRE CHANTIERS RSE POUR LE GROUPE

Sur le stand du leader mondial du luxe, les visiteurs pouvaient par exemple découvrir le service Nona Source, une place de marché BtoB de revente de matières textiles et cuir issus des stocks de ses maisons. Une première illustration de la volonté de LVMH de s’orienter vers des modèles liés à l’économie circulaire.

Autre innovation durable particulièrement mise en avant : l’étui “seconde peau” en papier, entièrement recyclable, présenté par Ruinart. Cette coque, fruit de deux années de recherche et développement, est moulée à la forme de la bouteille. Elle est neuf fois plus légère que les coffrets utilisés précédemment, ce qui permet de réduire l’empreinte carbone du produit, en particulier pour le transport.

Tiffany & Co., la dernière acquisition du groupe, n’est pas en reste sur le sujet de la RSE : depuis 2020, dans le cadre du “Diamond Craftsmanship Journey », le joaillier révèle, en toute transparence, l’origine de ses diamants et les lieux des différentes étapes de leur taille et de leur polissage. Objectif : démontrer le caractère absolument éthique de ses approvisionnements, pour devenir “le joaillier leader de la traçabilité”.

Dans une vidéo conçue pour l’événement, Hélène Valade, la directrice développement environnement de LVMH depuis 2020, présentait les quatre chantiers du groupe en matière de développement durable : l’éco-conception, la traçabilité des approvisionnements et des produits, la biodiversité – un sujet sur lequel est également mobilisé son concurrent Kering – et la lutte contre le changement climatique. Le groupe s’est notamment engagé en mars dernier à régénérer d’ici à 2030 l’équivalent de cinq millions d’hectares d’habitat de la faune et de la flore.

UNE SÉLECTION DE STARTUPS INNOVANTES

Pour accompagner les innovations de ses maisons, LVMH présentait aussi une sélection de startups candidates à ses “Innovation Awards”. Parmi les 28 finalistes de cette cinquième édition, figuraient de nombreuses startups positionnées sur les thématiques de la 3D et de la réalité augmentée, comme OppenFuture en Chine, iStaging à Taiwan, Threekit en France ou Unmatereality en Corée du Sud. Quant au grand gagnant de la compétition, le suédois Bambuser, il s’agit d’un spécialiste des technologies de live-shopping.

À leurs côtés, LVMH avait toutefois pré-sélectionné des startups de la “tech for good”, dont deux initiatives françaises qui ont été récompensées par un prix : Hipli, qui conçoit des colis réutilisables et responsables pour l’e-commerce, et Each One, qui propose un programme d’insertion professionnelle pour les personnes réfugiées.

RENDRE LES PRODUITS ÉCO-CONÇUS DÉSIRABLES

Les innovations liées aux matériaux durables étaient aussi bien représentées dans la pré-sélection, avec Fili Pari (des fibres textiles issues des déchets produits par les mines de marbre), Galy (du coton produit en laboratoire), MycoWorks (des matériaux issus de la culture de champignons) et TômTex (une alternative biodégradable au cuir, produite à partir de déchets alimentaires)… Autant de nouvelles matières qui pourraient inspirer les créateurs des différentes maisons de LVMH, tout en réduisant l’empreinte carbone du groupe.

“Notre premier enjeu est ce qu’on appelle la ‘créativité circulaire’, qui implique de réduire l’empreinte carbone de nos produits tout en rendant les produits éco-conçus désirables”, a rappelé Hélène Valade. Un changement culturel que toutes les maisons du groupe sont maintenant appelées à opérer.

Ce papier a d’abord été publié sur The Good

Zante Benoit

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