16 mai 2024

Temps de lecture : 2 min

Les radios privées dénoncent la suppression du plafonnement des ressources publicitaires de Radio France

L’adoption avant-hier soir de cet amendement du gouvernement prévu dans la prochaine loi audiovisuel public remettrait en cause les équilibres du secteur privé de la radio française, indique le Bureau de la Radio (BDR) dans un communiqué de presse diffusé jeudi. Ce dernier demande à minima l’inscription dans la loi d’un plafonnement des ressources publicitaires de Radio France à 42 M€, soit 6% du marché publicitaire du secteur.

Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi relative à la réforme de l’audiovisuel public, la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale a adopté avant-hier soir l’amendement du Gouvernement supprimant l’inscription dans la Loi du principe d’un plafonnement en valeur des recettes publicitaires des entreprises de l’audiovisuel public, dont Radio France.

Suite à cette adoption, le Bureau de la Radio (BDR) https://www.bureaudelaradio.fr ne cache pas son inquiétude. Dans un communiqué de presse diffusé hier, il alerte des conséquences de cette suppression du plafonnement des ressources publicitaires sur le fonctionnement des radios privées.

« Pour les radios privées exclusivement financées par la publicité, la suppression du plafonnement des ressources publicitaires des antennes de Radio France, actuellement inscrit dans le COM de Radio France, et qui vise à limiter la ponction de Radio France sur le marché publicitaire de la radio, remettrait en cause les équilibres du secteur et acterait un grave recul en supprimant la dernière digue de protection contre les prélèvements du service public sur le marché de la publicité.

Si la discussion en séance publique devait entériner l’absence de toute garantie de ce plafonnement dans la loi, c’est tout le secteur privé de la radio française qui pourrait se trouver amputé de son financement, avec des conséquences immédiates sur l’emploi, la production des contenus, y compris de l’information ».

Le Bureau de la Radio « demande à minima l’inscription dans la loi d’un plafonnement de l’ensemble des ressources publicitaires de Radio France (messages commerciaux, parrainage, messages d’intérêt général, publicité numérique) à 42 M€, soit 6% du marché publicitaire du secteur, ainsi qu’un dispositif de suivi du respect de ces obligations. Le montant des ressources publicitaires de Radio France ne doit pas être fixé en fonction de la ressource publique, ce qui reviendrait à faire du marché de la publicité radio la variable d’ajustement des choix budgétaires de Radio France et de son actionnaire, mais en considération de la nécessité impérieuse de préserver les équilibres de ce marché fragile, et de ne pas accentuer une distorsion de concurrence entre radio France et les radios privées qui ne vivent que de la publicité ».

Le Bureau de la Radio souligne que « les radios publiques et privées sont complémentaires de par leur nature et leur mode de financement. Elles offrent toutes une diversité qui permet au média radio de rester le média gratuit et de confiance des Français. La réforme de l’audiovisuel public doit être l’occasion de bâtir l’avenir du média radio et l’audiovisuel privé ne doit pas être le financeur de la réforme de l’audiovisuel public. À service public, financement public, à l’instar de la BBC qui sert de modèle dans le cadre des discussions sur l’audiovisuel public !  Dans ce cadre, les radios privées demandent une clarification des missions de service public de Radio France ».

Par ailleurs, le Bureau de la Radio « déplore la suppression du chapitre II de la proposition de loi. Modifier le régime relatif aux mentions légales, supprimer le plafonnement des rotations des chansons françaises et mettre en place une véritable politique publique en faveur du DAB+ sont autant de mesures urgentes pour l’avenir du media radio ».

Il conclut que « de manière générale, la radio privée ne doit pas être considérée comme le parent pauvre de la législation audiovisuelle alors même qu’elle est le garant du pluralisme ».

 

Le BDR représente les 4 grands groupes radiophoniques privés M6 (RTL, RTL2, Fun Radio), NRJ (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons), Altice Media (RMC, BFM Business), Lagardère News (Europe 1, RFM, Europe 2)

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