27 juin 2012

Temps de lecture : 1 min

Le labo qui pourrait sauver les coraux

Alors que la Conférence internationale Rio+20 panse les plaies de son échec, une innovation scientifique australo-américaine apporte un nouvel outil inédit à l’Homme pour mesurer l’impact écologique du réchauffement climatique.

Alors que 40% de la population des Etats-Unis doute des conséquences dramatiques du changement climatique sur l’environnement, toute nouvelle découverte pour attester du danger écologique est la bienvenue. Pour sauver les récifs coralliens des dégâts de l’activité industrielle, une expérimentation scientifique novatrice espère apporter une nouvelle preuve du bien fondé d’un combat aussi bien écologique qu’économique : nécessaire à la survie d’un million d’espèces aquatiques et à l’équilibre de l’écosystème, ces récifs génèrent également des milliards d’euros et des millions d’emplois.

Menacés de disparition par une acidification des eaux engendrée par l’absorption par les océans d’un quart du dioxyde de carbone atmosphérique, les coraux peuvent désormais compter sur une merveille technologique pour justifier leur défense : un laboratoire expérimental de simulation. Pensé par le Monterey Bay Aquarium Research Institute, financé notamment par l’état australien du Queensland et concrétisé par des chercheurs de Stanford University, le projet est une première mondiale.

Installé à 1,5 mètre de profondeur sur les eaux côtières de la Grande barrière de corail, en Australie, ce mini-laboratoire de mise en situation permet d’enfermer des coraux dans l’espace isolé d’une boîte remplie d’eau acidifiée. En simulant les conditions océaniques des années à venir, ce projet de « small lab-in-a-box » pour reprendre le terme original de ses chercheurs,  permet donc de tester la réaction des coraux locaux à l’acidification. Cette innovation constitue une énorme avancée dans la faculté à analyser la réaction de l’océan à l’impact du changement climatique.

« Installer des systèmes comme celui là dans des récifs ou autres environnements aquatiques peut se révéler essentiel pour nous aider à identifier les modifications des écosystèmes », confie sur le site de Stanford Lida Teneva, étudiante en doctorat et chercheuse sur le projet. «On pourra désormais savoir sur quels habitats concentrer nos efforts de conservation.» L’expérience a déjà débouché sur une étude publiée dans la revue spécialisée Scientific Reports.

Benjamin Adler
 

La rédaction

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