15 décembre 2022

Temps de lecture : 2 min

La stratégie ambitieuse du Gouvernement pour « imposer » le covoiturage dans l’hexagone

Le ministère de la transition énergétique passe la vitesse supérieure en ce qui concerne le covoiturage. La ministre Agnès Pannier-Runacher vient d’annoncer l’ouverture du Grand plan covoiturage qui vise à tripler son usage d’ici 2027. Oui, la mobilité durable se doit d’être partagée.

À chaque montagne de problèmes, sa solution tout en un. Dans le but d’encourager le covoiturage en tant que solution de transport du quotidien – rentable et respectueuse de l’environnement –, le gouvernement Macron débloque 150 millions d’euros qui serviront à alimenter son Grand plan covoiturage. Dès le 1er janvier 2023, les automobilistes français qui prennent régulièrement des passagers sur le chemin du travail recevront une prime de 100 euros. Un soutien aux covoitureurs sur le principe d’« 1 euro de l’État pour 1 euro de la collectivité », auquel s’ajoute un soutien de 50 millions d’euros aux collectivités pour développer des infrastructures de covoiturage – aires et lignes de voies dédiées -.

Le plan a été conçu en 2019 mais a été retardé par la pandémie. Le gouvernement veut désormais relancer cette pratique, la meilleure solution pour faire baisser le trafic automobile et lutter contre les émissions de gaz à effet de serres. Sous oublier qu’ « outre les effets positifs de cette mesure sur le climat, elle constitue également une réponse à la hausse du prix des carburants », avance la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher. La prime sera versée aux nouveaux inscrits sur les plateformes de covoiturage qui effectuent des trajets locaux de moins de 80 kilomètres. 25 euros seront versés lors du premier trajet et 75 euros supplémentaires si neuf autres trajets sont effectués au cours des trois mois suivants. Une prime supplémentaire de 100 euros sera accordée aux automobilistes qui effectueront trois trajets de longue distance.

 

 

La route est plus belle quand on l’a déroule à deux

Ces montants minimaux seront versés directement par les plateformes de covoiturage, telles que Blablacar, Coopgo, Ecov ou Karos – la liste entière est à retrouver ici, qui en détermineront les modalités. La prime pourra également être attribuée sous forme de bons d’achat. L’objectif est de faire passer le nombre de trajets mensuels de 900 000 actuellement, soit environ 1% du trafic, à trois millions en quelques années. Avec 50 millions de sièges vides en circulation chaque jour, tripler le nombre de covoitureurs permettrait d’éviter 4,5 millions de tonnes de CO2 par an, selon le ministère des transports.

Julien Honnart, président et fondateur de l’application Klaxit qui a su conquérir près de 80% des entreprises du CAC 40 et une trentaine de villes partenaires dans l’Hexagone expliquait dans les colonnes Maddyness que « l’objectif est de faire de la voiture un transport public sur le périurbain, dans les zones où il ne serait pas économiquement efficace de mettre en place une ligne de bus. Pour la collectivité, cette solution coûtera deux à trois fois moins cher que les transports en commun. Depuis septembre 2021, nous enregistrons une croissance mensuelle de plus 10% ». Le terrain est propice aux affaires.

 

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