3 avril 2013

Temps de lecture : 1 min

L.A. en pince pour les distributeurs anti-malbouffe

Consommer de la nourriture ou des boissons dans des distributeurs n’a rien de révolutionnaire. En revanche, retirer des produits frais comme on sort des billets de banque avec sa carte de crédit, c’est nouveau. Et Los Angeles est en train d’en faire une tendance...

Vous avez envie d’un jus de fruit frais et sain pour la ligne mais ne savez pas où en trouver à proximité ou n’avez pas le temps de faire la queue pour en attendre la préparation sous vos yeux ? La réponse à vos problèmes se trouve chez Kreation Juice, la marque qui vous permet de commander ce précieux breuvage aussi rapidement que si vous retiriez de l’argent au distributeur. Avec sa « Juice Machine » de Beverly Hills, à Los Angeles, le nouveau pape angeleno de la boisson saine et revigorante amène sa touche bio personnelle sur un terrain marketing déjà couvert par le caviar, la truffe et le cupcake.

Ouvert 24 heures sur 24, le distributeur de jus propose une gamme de produits qui sied à une cible soucieuse de son corps et de ses apparences. Dans la Cité des Anges, et qui plus est, dans le riche quartier de Beverly Hills, le chaland préfère s’avaler un jus de détox plein de pro biotiques à 2h00 du matin, plutôt qu’un kebab ou un burger. Surtout quand il s’agit de nettoyer son estomac de l’abus éventuel d’alcool. Avec des noms comme « Fougueux », « Rayonnant », ou « Actif », les jus très « hipsters » de Kreation cadrent à merveille dans le décor local. Surtout que tous les fruits utilisés proviennent du Farmer’s Market de Santa Monica, Mecque dominicale des bobos de Los Angeles.

Autant dire que par sa location et son offre, la « Juice Machine » est un concept bien pensé et parfaitement approprié. Après tout, il ne fait que s’engouffrer dans une tendance déjà bien installée dans la mégalopole californienne : quelques mois après le lancement du premier distributeur automatique de cupcake, Gourmet Food installait trois distributeurs de caviar et de truffe à travers la ville. Au moins, sans devoir réserver une table ou faire la queue pour consommer, le client ne risque pas de se faire vilipender sur Twitter par un chef frustré…

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

La rédaction

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