10 juillet 2011

Temps de lecture : 2 min

KinectShop: le shopping nouvelle génération

Détourner la fameuse console Kinect Xbox de Microsoft pour inventer une nouvelle expérience de shopping en réalité augmentée: la toute dernière trouvaille du laboratoire «Emerging Experiences» de Razorfish va devenir réalité. Voici la KinectShop, véritable cabine d’essayage virtuelle.

INfluencia avait fait la Une de son carnetTendance en mars 2010 consacré aux «points de vente de demain», avec le projet de cabine virtuelle de Cisco. Plusieurs initiatives concrètes ont ensuite suivi: Shiseido a également proposé des supports tactiles permettant de pré-visualiser le résultat de l’utilisation de ses produits. Diesel qui a permis à ses clientes de se faire filmer en train d’essayer des vêtements en Espagne, ou encore Macy’s qui a installé pendant quelques jours à New York une cabine virtuelle.

KinectShop par Duke/Razorfish par DukeRazorfish

Depuis le début 2011, l’arrivée et l’explosion de la Kinect Xbox (10 millions de possesseurs et 35 millions d’utilisateurs) a contribué à développer les expériences de shopping en réalité augmentée à plus grande échelle à l’image de la chaîne de magasins Top Shop à Moscou.

Les chercheurs du laboratoire «Emerging Experiences» de Razorfish sont allés un pas plus loin en utilisant les fonctionnalités du beau joujou de Microsoft. Résultat de leurs recherches: la KinectShop, ou comment attraper «réellement» des objets depuis son salon ou en boutique, et les voir en 3D! Et pas besoin d’être un roi des jeux vidéo pour y arriver. Il suffit juste de savoir bouger ses mains et ses bras, et ainsi de s’emparer virtuellement d’un sac à main, de le mettre à son bras, d’essayer un vêtement ou d’autres accessoires, mais aussi de raccourcir ou rallonger une robe par rapport à sa silhouette, appliquer du maquillage sur la peau…

La KinectShop permet également de partager ses essayages sur les réseaux sociaux avec un ami chez lui, ou dans une autre cabine, et ainsi de recueillir les avis de sa communauté. Une expérience de shopping qui pourra être également menée chez soi en scannant par exemple un QR code, en transférant sur son smartphone le plan du magasin qui distribue le produit à acheter, les horaires d’ouverture, un bon de réduction, etc.

Cette petite merveille présente un double avantage, explique Stéphane Guerry, Directeur Général de Duke/Razorfish: « Pour le consommateur bien sûr, qui peut tout tester et retester à volonté d’un simple geste, et ensuite acheter si l’objet lui plait. Mais aussi pour les points de vente qui n’auront plus besoin d’avoir des stocks énormes pour répondre à la demande de leur clientèle. » Des partenariats seront bientôt signés avec de grandes chaînes de magasins américains pour installer ces nouvelles boutiques virtuelles.

«Désormais, le digital descend réellement dans la rue et fait partie de notre vie de tous les jours», insiste Stéphane Guerry. Le géant britannique des supermarchés Tesco vient ainsi d’inventer les courses du futur dans le métro de Séoul. Pendant un mois, il a ainsi recréé des linéaires sur les murs vitrés des stations. Les voyageurs pouvaient passer leurs commandes sur des étalages virtuels simplement en flashant via leur téléphone portable le QR code des produits qui les intéressaient.

Les «parents» de KinectShop réfléchissement à d’autres outil sociaux et développements, par exemple la commande vocale. Quand le virtuel devient réel et réciproquement… La vraie révolution du commerce est réellement en marche.

Isabelle Musnik

La rédaction

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