22 avril 2020

Temps de lecture : 2 min

Joyeux anniversaire quand même Maman

Hier, notre mère la Terre a fêté son anniversaire. Ou plus exactement le cinquantième anniversaire de la Journée de la Terre créée il y a cinquante ans, le 22 avril 1970 par le sénateur américain Gaylord Nelson. Mais pas de gâteau à partager, pas de feux d’artifice, pas de bougies à souffler à plusieurs, pas de réunions entre amis. La terre est confinée comme nous tous.

Hier, notre mère la Terre a fêté son anniversaire. Ou plus exactement le cinquantième anniversaire de la Journée de la Terre créée il y a cinquante ans, le 22 avril 1970 par le sénateur américain Gaylord Nelson. Mais pas de gâteau à partager, pas de feux d’artifice, pas de bougies à souffler à plusieurs, pas de réunions entre amis. La terre est confinée comme nous tous.

Mais d’ailleurs qu’aurait-elle à fêter, cette terre qui souffre ? Certes le confinement du monde – chute du trafic automobile et amélioration de la qualité de l’air dans les grandes capitales – serait à l’origine d’un recul historique du rejet des émissions de CO2 dans l’atmosphère : 14 % par rapport à 2019, selon une étude de la chaire Économie du climat de l’université Paris-Dauphine. Et d’autres signes viennent également nous rappeler que la nature peut reprendre ses droits plus vite que nous le pensons, puisque certains animaux plus ou moins sauvages ont pu être observés un peu partout dans le monde, dans des espaces normalement fréquentés par les humains : canards, daims, sangliers…

Certes encore, les salariés télétravaillent et les consommateurs privilégient les circuits courts et les produits locaux. Mais ne s’agit-il pas de réactions purement conjoncturelles dues au confinement ? Ces changements ne sont ni garantis ni irréversibles. Un rapport du Haut conseil pour le climat, publié hier rappelle la fragilité des efforts climatiques et souligne que « la crise Covid-19 et la crise climatique sont toutes deux des menaces majeures pour l’ensemble de l’humanité » et demande que la lutte contre le changement climatique soit au coeur du plan de relance économique du gouvernement. Que se passera t-il en effet demain lorsque les activités normales auront repris ? L’économie ne risque t-elle pas de faire oublier l’urgence climatique ? Heureux de pouvoir sortir consommer, les individus aisés se précipiteront- ils à nouveau vers une consommation tout azimut, comme on l’a vu en Chine ? Et les plus pauvres frappés par la crise reviendront-ils vers des produits de masse souvent importés et vendus dans des grandes surfaces ? Ne risque t-on pas que le monde post-Covid abaisse sa garde et que nous soyons tous frappés d’amnésie collective ?

C’est pourquoi il est urgent que tous – les consommateurs comme les marques – nous nous interrogions sur cette hyper-consommation et cette mondialisation débridée. Pour changer le monde ne faut-il pas commencer à remettre en question nos comportements et nous changer nous-mêmes ? La tâche n’est pas simple mais elle en vaut la peine. Le Covid-19 ne serait-il pas finalement un Diable qui a surgi pour nous faire prendre conscience que la vie et la terre qui nous nourrit, méritent des efforts pour être préservées ?

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Musnik Isabelle

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