2 octobre 2013

Temps de lecture : 2 min

Influence, influence: est-ce que j’ai une gueule d’influence?

Nicolas Narcisse vice-président de l'agence Elan, dans son livre Le Devoir d'influence se révolte contre ces « gourous » qui confondent transparence et sincérité et nuisent à l'image des communicants. Il revendique une communication sociétale positive.

C’est un fait, au sein de la profession des communicants, de plus en plus nombreux sont ceux qui ne se reconnaissent plus dans les « gourous » et tous ceux qui usent de tous les ingrédients de la « com » pour tenter de faire un écran de fumée devant l’opinion. « Il faut combattre cette image cynique de manipulation qui ne nous correspond plus. Laisser entendre que nous sommes au service des puissants me gêne profondément », affirme Nicolas Narcisse dans le livre qu’il vient de publier aux éditons Odile Jacob.

Le vice-président de l’agence Elan, qui fête ses 5 ans, en est persuadé, malgré les apparences, la société change à une vitesse extraordinaire. La circulation des idées et les débats s’accélèrent, les cercles où elles sont discutées s’élargissent et ceux qui peuvent y participer sont tous les jours plus nombreux. « À l’heure des réseaux sociaux où chacun peut devenir un leader d’opinion, nous sommes entrés dans l’ère de l’influence sociétale », explique t-il.

Pour aider à faire changer le monde

Aujourd’hui, sans convaincre, sans engager derrière soi ses parties prenantes, plus aucun projet ne peut voir le jour. Les entreprises, les marques et leurs dirigeants sont en train de le comprendre. Leur prospérité, leur pérennité parfois dépendent de cette capacité à emmener avec eux les consommateurs, les collaborateurs et même la société tout entière. Ils ont « un devoir d’influence ». Car la société a besoin de leurs idées pour changer le monde et celles-ci ont besoin d’elle pour prospérer.

Nicolas Narcisse l’affirme: « l’influence ce n’est pas faire de la propagande ni abuser de son autorité, c’est se mettre en dialogue et en conversation avec les parties prenantes, c’est une démarche d’altérité. L’heure est vraiment venue à l’influence positive ». Et cela nécessite de repenser les pratiques traditionnelles de la communication et même le sens et le rôle du métier de communicant. « Nous devons être à l ‘écoute, aider nos clients à s’ouvrir vers le monde, à avoir à la fois un pied dans les boards et dans la rue. Faire bouger les lignes de nos pratiques pour que les idées de nos clients soient porteuses de croissance pour les entreprises et de prospérité, de progrès donc de sens, pour les individus et la société tout entière ».

Il conclut: « s’ouvrir aux idées, en proposer de nouvelles, créer du mouvement autour d’elles, les mettre en débat sont une nécessité. Il s’agit d’inviter tous ceux qui ont un pouvoir de faire circuler des idées neuves, de s’y employer. Ils ont ce devoir d’influence ». C’est bien le rôle d’INfluencia depuis près de 10 ans…

Isabelle Musnik

La rédaction

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